Mes 10 bonnes raisons de faire un voyage en solo au moins une fois dans sa vie.

Il y a 14 ans… mon premier voyage, le Maroc ! Je l’ai rêvé pendant de longues années, il s’est dessiné et je l’ai réalisé seule !!! À 19 ans, quand on parle de notre décision de partir au Maghreb seule, on suscite forcément la curiosité. Certains pensent que l’on est folle, inconsciente, naïve… D’autres sont admiratifs, d’autres envieux et d’autres se demandent où l’on trouve la force de réaliser ses rêves. On m’a souvent dit que j’étais courageuse, je ne pense pas que ce soit une histoire de courage, mais plutôt de caractère. J’ai eu la chance d’avoir un frère formidable ! Arnaud, mon nonoch, de quatre ans mon ainé qui m’a depuis toute petite poussée avec beaucoup de bienveillance à vivre avec passion, à accepter mes craintes, à vivre mes rêves et non à rêver ma vie.

Le plus dur c’est comme en amour, c’est le premier pas ! Pour moi, ce premier pas s’est fait dans ce bus à Irun en Espagne sous les yeux si inquiets de ma mère. Je m’apprêtais à passer 36h dans ce bus, mais je ne savais absolument pas ce que ce voyage allait faire de moi.

« Certains pensent qu’ils font un voyage, en fait, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait. » Nicolas BOUVIER

Alors, pourquoi je conseille à tout le monde de faire un voyage en solo.  Mes 10 bonnes raisons.

#1 Parce que l’on s’aperçoit que nos craintes ne sont pas souvent fondées.

Une des premières craintes quand on réfléchi à un voyage en solo benh c’est justement la solitude et l’ennui. Mais c’est pourtant tout le contraire ! Vous souhaitez partager des moments avec les locaux, vous immerger dans cette culture qui se présente à vous ? Partez seul ! Quand on est seul en voyage, on est plus réceptif au monde qui nous entoure. On est plus disponible et moins effrayant, les gens nous abordent plus facilement, on est plus avenant.

Lors de ce premier voyage au Maroc, le fait d’être seule m’a permise de passer côté coulisse, de voir l’envers du décor.

Dans la médina de Marrakech, j’ai aidé un vendeur de babouches à choisir les nouveaux modèles qu’il proposerait à sa clientèle française, un autre vendeur m’a amenée à l’usine de fabrication, un autre m’a logée et m’a fait découvrir les petites adresses de gargotes habituellement réservées aux locaux.

Aux portes du désert, j’ai cuisiné avec la cuisinière de l’auberge où je résidais. J’ai nourri tous les matins, pendant 3 semaines, les dromadaires. Je me suis retrouvée en huis clos pendant 3 jours avec tout le personnel lors d’une tempête de sable, luttant ensemble contre le sable qui souhaitait se réapproprier  l’emplacement. J’ai accueilli et préparé le fameux thé à la menthe quand des touristes français se présentaient.

Tous ces moments, je les ai vécus uniquement parce que j’étais seule.

#2 Parce qu’à notre retour, l’on apprécie pleinement ce que l’on a.

Je me souviens d’une discussion avec un des amis que je me suis fais là-bas. Je lui faisais part de mes états d’âmes, de ma difficulté à encaisser cette misère, de voir des enfants travailler si dur. Il m’a répondu :

« T’as de la chance d’être née en France, s’il te plait, fais-moi plaisir, profites pour nous ! Si j’avais cette chance, c’est ce que je ferrais ! »

Bon, il a rajouté :

« Par contre, je ne dépenserai pas mon argent pour venir ici, mais je m’achèterai une grosse voiture et j’irai voir Zidane jouer au stade de France ! »

À mon retour, quand j’ai retrouvé ma coloc, cette grande maison toute belle, avec télé, ordinateur, aspirateur, déco… Quand j’ai retrouvé mon ciao rose à fleur. Que j’ai ouvert mon courrier, regardé ma feuille de remboursement de la sécu, mon courrier des allocs, ma fiche de paie… J’ai eu une grosse boule au ventre, j’avais tout ça moi ! Et je me suis souvenue de ce que m’avait dit mon ami et j’ai souri. Il était temps pour moi de profiter pleinement de cette immense chance qui m’a été offerte, naître en France.

#3 Parce que l’on s’aperçoit que le monde n’est pas si dangereux et que l’on ne croise pas que des mauvaises personnes.

En deux mois, seule au Maroc, je ne me suis jamais sentie en insécurité. En tout cas, pas plus que chez moi en France. Oui, comme partout on peut faire une mauvaise rencontre, mais cela reste rare et avec quelques précautions c’est encore plus rare. Je ne pourrais pas vous dire combien de personnes bienveillantes et attentionnées j’ai croisées sur ma route, elles se comptent surement par centaines.

Il y a eu, entre autres,  Momo, Mohamed, le veilleur de nuit de ma guest house. Avant de rentrer chez lui après sa nuit de garde il venait m’apporter une crêpe marocaine dans ma chambre en guise de petit déjeuner, en me disant « C’est entre nous petite ! » Alors la première fois que j’ai reçu cette jolie attention, je me suis sentie bien bête de m’être affolée quand il a toqué et essayé d’ouvrir ma porte à 7h du mat.

Il y a eu ce monsieur qui me regardait avec insistance dans le bus qui me menait dans l’atlas et qui avant de descendre à son arrêt m’a tendu une poche sans rien dire et s’en est allé. Il y avait une petite bouteille de Fanta et un paquet de gâteau. Le pervers que je pensais avoir identifié était en réalité un homme qui comme moi devait être curieux et qui  s’interrogeait certainement sur mes motivations à voyager seule.

Tous ces thés offerts, ces longues discussions, ces invitations à manger le fameux couscous…

À force d’écouter les médias, on croit que le monde est méchant et rempli de dangereuses personnes. Ce n’est pas la réalité, alors arrêtons d’avoir peur de nos semblables et allons faire connaissance !

« Le voyage apprend la tolérance » B DISRAELI

#4 Parce que le monde est beau, mais se transforme, on sait ce que l’on a aujourd’hui, mais demain ?

Nous marchons tous les jours sur une pure merveille, comme la terre est belle, quelle diversité ! Mais notre désir de consommation, notre vice du toujours plus… Plus de chauffage l’hiver, plus de téléphone, plus de nourriture à bas coûts, plus de vêtements tendance, plus de gadgets… Ce toujours plus, nous oblige à piller, à détruire, à commettre des génocides sur ce monde vivant… Bientôt, il sera bien difficile d’avoir de beaux paysages pour nos cartes postales ! Alors, ne réfléchissez plus, vous avez envie de découvrir cette pure merveille, foncez le compte à rebours est lancé !

#5 Parce que l’on prend du recul face à ses difficultés, on prend de la hauteur.

Quand je suis partie, ma vie familiale était un peu compliquée ! Je venais de perdre mon grand-père. La nouvelle compagne de mon père, une sorcière, m’annonçait quinze jours après son décès qu’ils allaient se marier. C’était plus facile pour elle de dilapider le patrimoine de mon père malade et alcoolique en étant marié. Ils se sont d’ailleurs mariés en douce pendant mon voyage, ils étaient quatre : les jeunes mariés, la soeur de la sorcière et le futur acheteur de notre maison de famille. Ce qu’il devait arriver arriva. La maison de famille où cinq générations ont vécu a été vendue, ma nouvelle belle-mère s’est enfuie en Espagne avec le pognon abandonnant mon père sur un trottoir, endetté et malade.

Si je n’avais pas réalisé ce voyage, je ne sais pas si toute cette histoire ne m’aurait pas détruite, envahie par la haine et avec comme seule obsession de la retrouver et de lui arracher ses yeux de sorcière. Oh, nous nous sommes quand même pris la tête avec des avocats, huissiers etc… par devoir, par principe !

Parce que l’essentiel pour moi était de me tourner vers l’avenir, faire en sorte que mon père se fasse soigner, qu’il retrouve un toit et un peu de dignité. En constatant une nouvelle fois que nous avions la chance d’être en France et de pouvoir nous faire aider par des assistantes sociales, des structures d’accueil, des médecins et autres personnels soignants.

Et surtout en étant heureuse, en profitant des petits bonheurs simples de la vie comme amener mon père manger son tout premier kebab dans un quartier qui l’effrayait jusqu’à présent. Le reste n’est qu’un tas de pierres, elle a dilapidé le patrimoine familial, mais elle n’a pas volé mon coeur et mes souvenirs.

#6 Parce que c’est cool la liberté, retour à l’essentiel !

 

Quand on voyage seul, on accède à la plus totale des libertés. Avec deux culottes, deux paires de chaussettes, son portefeuille et son instinct, on se déplace à son rythme et aux grès de ses envies. C’est très reposant et très addictif que de devoir penser juste à nos propres désirs. Faire des compromis fait partie de la vie, mais ne pas en faire pendant une période donnée est très jouissif.

J’ai passé des heures à contempler, à communier avec l’environnement dans lequel je me trouvais. Assise à la terrasse d’un café, sur un caillou à regarder les paysans travailler dans leurs champs ou au bord de ce cours d’eau à observer avec tendresse ce petit garçon essayant d’attraper quelques poissons pendant que sa maman faisait la vaisselle.

À deux ou en groupe, je n’aurais certainement pas pris la liberté de changer les plans de la journée pour passer un après-midi complet à échanger sur mon travail avec un fleuriste rencontré au hazard d’une rue.

Bref, quand on est seul on fait ce qu’on veut, où l’on veut, à l’heure que l’on veut et sur la durée que l’on veut ! Et ça, c’est quand même super cool !

#7 Parce que l’on se connait mieux et que l’on créé son propre chemin sans influence extérieure

Si vous êtes comme moi, vous avez plus de facilité à identifier vos défauts que vos qualités. Vous êtes trop ça, pas assez ça, vous aimeriez avoir cette qualité, réagir comme ça quand telle chose se présente devant vous, faire ça et ça et encore ça. Vous êtes frustrée de ne pas atteindre l’idéal que vous vous fixez. Vous vous auto jugez souvent et rarement dans un sens positif.

Quand on voyage seul, on n’a pas la pression de la société qui nous pousse à être des gens parfaits, de vrais petits robots. On ne regarde pas la télé, pas de magazine…

On n’a pas notre entourage qui souhaite nous conseiller afin que l’on choisisse le bon chemin. Les seuls conseils que nous recevons, ce sont ceux de notre petite voix intérieure.

Ce sont de longues heures face à nous même, une parenthèse pour faire le point, pour se recentrer et trouver notre propre chemin sans influence extérieure. On prend le temps de se regarder tel que l’on est et finalement on ne se trouve pas si mal.

#8 Parce qu’un jour on sera vieux, tétraplégique ou trop faible pour barouder.

Un voyage en solo, c’est maintenant qu’il faut le faire. Tant qu’on a la chance et les capacités physiques pour entreprendre un tel périple. Réservons les tours organisés pour nos vieux jours quand nous serons trop faibles pour barouder.

Vous rêvez de ce voyage, vous avez la forme physique, un peu de sous de côté ? Alors, n’attendez plus. La vie bascule vite.

#9 Parce que l’on est fier de ce qu’on a fait, de ce que l’on est devenu.

Quatorze ans après, je suis toujours aussi fière d’avoir pris cette décision. J’ai conscience que ce voyage a dessiné de nombreux traits de ma personnalité. Quand je doute avant de prendre une décision, je me rappelle de ce voyage, que je doutais avant mon départ, que mes proches aussi doutaient, que tout le monde doutait.

Aujourd’hui, je doute souvent, mais avec confiance, je sais que je prendrai la bonne décision parce que ce sera la mienne.

#10 Parce que le Bad English est un langage universel

Après avoir lu ces quelques lignes vous vous dites à oui ça à l’air cool, mais…

Je n’ai que quelques notions d’anglais. Vous vous souvenez de la médiocrité de vos résultats en cours d’anglais. Donc vous vous dites que vous ne pouvez pas voyager. Cette fameuse barrière de la langue.

Alors je vous arrête de suite ! Le « Bad English » est un langage universel et la communication ne se résume pas qu’au langage. Le tout est de se décomplexer et d’oser !

Tant pis si vous confondez le présent et le futur. Si au lieu de dire « Combien je vous dois ? » vous dites « Combien tu me dois ? » Il y’a beaucoup de chance pour que votre interlocuteur soit aussi peu à l’aise que vous avec la langue de Shakespeare, mais ça tombe bien, vous n’êtes pas là pour réciter des poèmes en anglais avec lui.  Il comprendra parfaitement que vous voulez payer votre repas et vous notera sur un papier le montant.

Bon je ne vais pas vous mentir, des fois il y aura des couacs, mais tout s’arrange et ça vous donnera surement des anecdotes cocasses à raconter.

Si ça peut vous rassurer, téléchargez une application de traduction sur votre téléphone ou faites-le à l’ancienne avec un petit dico de poche, mais arrêtez avec votre barrière de la langue. Et le meilleur moyen de vous convaincre que vous en êtes capable c’est encore une fois de partir seul !

Alors es-tu prêt à partir ? As-tu encore des freins qui t’empêchent de réaliser ton rêve ? Même après avoir lu cet article, ce style de voyage ne te tente pas. La parole est à toi !

Comments

  1. A la lecture du titre:
     » ouhaa, quel courage il faut!  »
    Au fil de tes phrases :
     » c’ est vrai « ,  » c est pas faux »,  » c est clair « ,…
    A la fin de ton article :
     » bon , ça a l’ air bien quand même d ‘oser se faire confiance.  »

    L article, les sourires sur les photos….il suffit souvent de petites choses pour nous permettre de « sauter le pas » . Alors c est décidé, mon challenge pour mes 40 ans sera : voyage solo! Euh…disons plutôt wkd solo ( à chacun son rythme!!!)

    Continue de croire en toi et merci de nous faire partager tes expériences …rdv dans 1an après mon wkd solo! ( oui je me suis laissé de la marge quand-même !!!)

    • Merci ma grande ! Tu ne peux pas me faire plus plaisir. Comme tu dis chacun son rythme !

      Mais j’aurai pû rajouter un :

      #11 Parce que les 3 premiers jours finissent par passer !
      Il y a toujours ces quelques jours où l’on se demande ce que l’on fait là. Pourquoi nous n’avons pas pensé à le proposer à un tel ou un tel. La solitude s’apprivoise, il faut quelques jours d’adaptation pour la dépasser et s’en libérer.

  2. Hello,

    J’adore ton article, il est super et me motive encore plus à tenter l’experience même si j’ai déjà eu le courage de partir vivre 2 mois seule à l’étranger pour mes études.

    Bonne journée

  3. Très bel article. C’est très touchant. J’adorerai partir seule dans un autre pays également et ton témoignage donne réellement envie. Surtout dans les pays où ils n’ont pas du tout le même mode de vie que nous. Je suis sûre que la chaleur humaine est immense là bas.
    Très belle journée à toi
    Des bisous
    Célia

  4. Coucou !
    Je suis également partie seule à 19 ans. Je suis allée en Corée du Sud, c’était mon premier voyage qui nécessitait de prendre l’avion, ma première fois hors de l’Europe… Et c’était absolument magique ! Toutes ces bonnes raisons que tu décris je les ai ressenties également. 🙂
    Des bisous !

  5. Quel courage tu as eu ! J’adore voyager mais cela fait peur de voyager seule.. J’espère un jour pouvoir le faire et vivre une superbe expérience comme toi ! A bientôt !

  6. Quel beau témoignage ! Merci de partager ton expérience et tes conseils.
    Moi qui rêve de voyager, pas forcément seule à la base, je me rends compte que cette idée me plait de plus en plus.
    Un frein qui se rajouterait, en plus de tout ce que tu as énoncé dans ton article, c’est laisser Chéri seul le temps du voyage. Et puis le travail ?
    Bon, pour être honnête, je pense que ce sont seulement des excuses déguisées en craintes. Mais passer le pas n’est pas facile, et je pense ne pas être encore prête.
    Bref, je m’égare 🙂 Merci, merci, merci de ton article. Il donne envie de réaliser ses rêves.

    • C’est pour mieux se manquer et donc mieux se retrouver 😜 Maintenant que je suis en couple, le compromis pour nous c’est que je parte une petite semaine avant. Mais ce que je conseille c’est de partir au moins une fois seul pas à chaque fois. C’est vraiment très enrichissant.

      • C’est vrai que c’est un bon compromis de partir un peu avant. Mais je te rejoins totalement dans le fait de partir seule au moins une fois. A moi de laisser ma frousse de côté 🙂

  7. Ton témoignage et ton article est vraiment très beau 🙂 J’ai pris un excellent plaisir à te lire 🙂 Merci pour ce beau partage.
    Malheureusement, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de voyager seule. Il y a juste une fois où j’ai du rejoindre mon compagnon en Irlande, il était en voyage d’affaire et j’ai voulu le rejoindre pour qu’on puisse passer du temps ensemble. Je t’avoue que j’ai eu énormément peur de prendre l’avion seule, de rejoindre le centre ville, puis de passer quelques journées seule, mais ça m’a fait énormément de bien et je me suis sentie tellement fière de moi. D’habitude je suis une fille très anxieuse, très stressée et je peux te dire que franchir un pas comme ça, ça m’a rendu tellement fière de moi 🙂
    Ton expérience est vraiment touchante et tu as entièrement raison de voyager seule 🙂 Tu n’as pas vraiment besoin d’être accompagné après tout, tu peux tout aussi bien profiter de ton voyage seule. Et rencontrer de belles personnes comme tu dis 😉
    Gros bisous !

    • Merci pour ton message. C’est exactement ça mais en un peu plus intense ! Par contre, ce voyage date de plusieurs années. Maintenant j’ai une petite famille, c’est pour cela que je conseille de le faire au moins une fois dans sa vie.

  8. Ton article est très beau ! Bien écrit et émouvant. On en apprend sur toi, on se pose des questions sur soi. Vraiment ton article est une pépite! Je ne sais pas si je voyagerai un jour seule mais en tout cas ça a l’air d’être une belle expérience 🙂

    • Rohhhh merci pour ce gentil commentaire. J’étais déjà émue en écrivant cet article… lire vos commentaires est un vrai cadeau. C’est une merveilleuse expérience et c’est pour cela que je la conseille. Merci 😊

  9. Quelle expérience ça a du être ce voyage ! Je ne sais pas si j’aurai le courage de partir seule un jour, mais mon copain, pour qui le voyage est une véritable passion, en a l’habitude et m’a déjà exposée tous les points que tu évoques pour essayer de me convaincre haha
    Peut-être un jour qui sait ! 😊

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