ROAD BOOK TOUR D’ASIE 2008-2009 / PART 17 / LAOS, le nord.

06/02/2009 – Bangkok/Vientiane – LAOS.

Benhhh… C’est-ce qu’on avait dit : Fini les vacances !!! Allez 14h de train dans les dents !! On s’était dit aussi : Fini les bus de nuit, assis on dort pas, c’est pas la peine !! Alors on a opté pour le train. Mais plus de couchettes !! Sièges inclinables, ça vous va ?? On a le choix ??

Non !!

Nous arrivons donc à Nong Khai, la ville frontière thaïlandaise, sur les coups des dix heures, après une longue et fatigante nuit de train. A peine sortis du quai, on cherche à nous faire monter de force dans un tuk-tuk. Mais qu’est-ce que c’est que ces manières, mon gars, c’est moi qui décide si je monte dans ton engin ou pas. Et je décide que « pas » !!

Que ça nous énerve ces façons de faire, te faire croire que tu n’as pas le choix. Mais si on a le choix !! La preuve, on y va à pieds à vôtre pont de l’amitié !! C’est à juste un kilomètre !! 60 baths, non mais ils ont peur de rien !!

 

Le passage de la frontière nous prend bien deux bonnes heures bien tassées. Mais aucun souci, nous avons nôtre vignette avec écrit en tout petit « one month », c’est bon, tout se passe comme prévu.

 

Vientiane est à une vingtaine de kilomètres, nous nous laissons cette fois embarqués dans un tuk-tuk après avoir négocié le prix de moitié.

En personnes fatiguées et affamées, nôtre programme est simple. Trouver un hôtel, changer des sous, manger et dormir !! Mais quelle surprise, tout a triplé en deux ans, pas de chambre à moins de 7 euros !! Et le pire c’est que sur toutes les portes des guesthouses est affiché « FULL ». Nous en trouvons deux à force de persévérance l’une en face de l’autre, le même tarif. Nous visitons la première. L’abus !!! Un cagibis, sans fenêtre, sans ventilation, un lit pour une personne et demi et ça vaut sept euros ça ??? Je t’en donne deux euros pas plus !!! Nous allons visiter le deuxième se disant que ça risque d’être pareil, mais pire c’est pas possible !! Et bien bonne surprise ! Une grande pièce, deux fenêtres, deux lits, papier toilette, bouteille d’eau minérale, rien à voir même si ça reste très cher pour un pays dont 75% de la population vit avec moins de 2$ par jour.

Jérôme tente d’entamer une négociation mais nous ne récoltons qu’un éclat de rire du patron !! Oui on sait, tout est complet mais c’est vraiment trop cher !!

 

Deuxième partie du programme, changer nos baths. Nôtre deuxième surprise !! Après lui avoir donné nos 14 OOO baths (environ 3OO euros) nous nous retrouvons avec plus de 3 OOO OOO de kips et le tout en coupures de 1O OOO kips. Nous nous retrouvons multimillionnaire, les poches remplies de liasses de 2 cm d’épaisseur !!

Troisième partie, manger !! Les prix ont triplé également, un plat de riz amélioré que nous payons habituellement dans les autres pays moins de un euro est affiché ici à 2€. L’estomac de Jérôme en réclame trois des plats comme ça pour être rassasié !! Oups !!

Nous nous attardons sur les prix exorbitants d’une carte quand le serveur qui semble avoir décelé nôtre désappointement arrive et nous dit : half price !!! Benh il fallait nous dire que c’était les soldes !!! Nous mangeons là mais sérieux c’est un peu abusé !! Nous regardons les autres touristes manger, les pauvres, s’ils savaient que nous payons la moitié du prix. Et si on savait combien paye la table de Lao là bas !! Il y a vraiment de l’estampe dans l’air !!!

Notre arrivée à Vientiane au Laos.Millionaire à Vientiane, Laos.

 07/02/2009 – Vientiane – LAOS.

Ce matin, petite balade dans le marché de Vientiane. Il a été extrêmement facile à trouver. Vientiane est en réalité un gros village en bordure du Mékong, se repérer est un jeu d’enfant.

Dans le marché, stands d’antiquités, d’électroménager, de vêtements occidentaux et traditionnels, stands de Lao lao, le whisky local, où macèrent serpents (cobras), scorpions et crapeaux, stands d’épices, de riz, de café…

Couleurs, odeurs et surtout sourires et Sabaidee. Comme ils sont agréables !!! Comme la vie parait simple et paisible ici !! Je suis déjà sûre de tomber rapidement sous le charme de ce pays.

Nous continuons nôtre matinée en nous laissant porter par nos pas, sans réfléchir où l’on va, sans itinéraire, juste marcher, s’égarer pour le plaisir.

Il est facile de sentir la présence de nos vieux, de sentir l’Indochine française. D’abord les stands de baguettes où l’on peut se faire préparer un sandwich au pâté Lao ou à la vache qui rit. De vraies baguettes comme chez nous, croustillantes, à la mie blanche et légère. L’architecture des maisons. Et au détour d’une rue on tombe sur une coccinelle datant de l’avant guerre.

Des baguettes de pain à Vientiane au Laos.

 

C’est en nous baladant que nous tombons aussi sur Françoise et Michel, un couple atypique que nous avons rencontré sur Bangkok. Ils ont une petite soixantaine d’années, grands baroudeurs invétérés !! Quand nous les avons rencontrés sur Bangkok on avait été frappé par la tchache de Michel, il ne s’arrête jamais, que ce soit pour dénoncer le système ou pour t’expliquer l’origine de telle ou telle chose !! Révolté, engagé et passionné !! Et Françoise… une petite fleur resplendissante !! Des petits yeux remplis de malice, un sourire qui appelle à la tendresse et le punch d’une gamine de vingt ans !! Alors quand on voit apparaître au coin de la rue leurs ganaches de lutins sortis des bois, on gueule : Françoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise, Michèèèèèèèèèèèèèèèèèèl !!!

Et nos petits lutins se retournent et c’est les retrouvailles qui se terminent vite devant un bon café lao.

« – Bon alors qu’est-ce que vous faites ??? nous demande Françoise.

– Benh, on sait pas trop on a très envie de partir au plateau de Boloven dans le Sud mais c’est dommage de ne pas profiter du nord.

– Nous on part ce soir pour le nord, on va se louer une petite moto là- bas. Si vous voulez venez avec nous.

– Non, on a payé la chambre pour ce soir… et puis merde on avait pas dit qu’on faisait un voyage au fil des rencontres ??? Allez pourquoi pas !! Au fond pourquoi se bloquer pour 7 € ??? »

Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec Françoise et Michel dans le bus de nuit pour Luang Prabang.

Quand nous arrivons à la gare il ne reste plus que quatre places au fond du bus entre les bagages hétéroclites de tous les passagers. Pour nous installer nous devons faire preuve de souplesse en escaladant les rouleaux de lino, les sacs de riz, le matelas qui est entreposé dans l’allée. Coincés sur nos places au milieu des bagages, on ne nous voit plus et on ne voit plus personne !!! La nuit risque d’être longue !!

Le Mékong, Vientiane, LaosVientiane au Laos.Les rues de Vientiane, LaosBallade à Vientiane, Laos.

08/02/2009 – Luang Prabang – LAOS.

La nuit a été longue !! Nous avons dormi, mais très peu. A trois reprises j’ai été réveillée par un sac qui m’est tombé sur le coin de la gueule et une autre fois par le bonhomme qui s’est complètement affalé sur moi. Il s’était installé pour le trajet sur le monticule de bagages et le tout s’est écroulé sur moi en plein milieu de la nuit.

Arrivés à Luang Prabang, nous nous retrouvons à six pour entamer la négociation avec les chauffeurs de tuk tuk. Julie et Guilhem ont rejoint le convoie. Deux autres jeunes, qui profitent de l’argent qu’ils ont gagné en Australie pour voyager.

Luang Prabang est la deuxième ville du pays. Deuxième gros village du Laos. Etablie au confluent du Mékong et de la Nam khan et entourée de montagnes, la ville est délicate, parfumée par les allées de frangipaniers, colorée par les massifs d’euphorbes et de bougainvilliers, par les teintes safran des robes des moines et moinillons, ou encore par les peintures des maisons datant de l’époque coloniale. La ville est certes très touristique, certains diraient trop, mais je trouve qu’elle a su conserver un charme et une douceur de vivre très loin des zones très touristiques que nous avons pu voir en Thaïlande ou ailleurs, le béton n’a pas encore envahi la zone. Nous visitons la ville en groupe, avec les commentaires et les anecdotes de Françoise et Michel qui sont venus à plusieurs reprises ici dès 1996, peu de temps après l’ouverture du pays au tourisme. Quand on voyage en groupe, c’est super pour casser la routine qui peut s’établir dans un couple, mais on a tendance à s’isoler, à rester en groupe. Hors Luang Prabang appelle à s’attarder et à discuter avec une petite vendeuse de poupées chinoises, ou avec un petit papy qui a hérité des colons la maitrise de la langue française, ou encore à passer l’après-midi à jouer avec les moines dans la rivière ou juste à contempler ce qui nous entoure. Aujourd’hui, même si je suis très heureuse de ces nouvelles rencontres, même si je sais que nos discussions sont aussi enrichissantes que mordantes, le groupe me pèse, je n’ai pas envie de discuter politique, économie, mondialisation ou autres sujets de société, j’ai juste envie de regarder.

Alors j’écoute d’une oreille les discussions du groupe et je regarde la vie qui défile autour de moi du coin de l’œil.

Fin de journée à Luang Prabang.Une fin de journée à Luang Prabang, Laos.09/02/2009 – Luang Prabang – LAOS.

Aujourd’hui la journée est plus simple, comme je la souhaitais. Peut-être parce que le groupe s’est réduit, Julie et Guilhem étant partis de leur côté pour une excursion à une cascade des alentours.

Peut-être parce que nous n’attrapons pas la perche tendue par Michel pour discuter, interpréter, analyser la société de consommation dans laquelle nous vivons.

Mais c’est nous qui lui en tendons une dans le but de recevoir leurs témoignages, leurs connaissances sur ce pays fascinant. Nous passons la journée à nous émerveiller devant des sourires gratuits, devant la candeur des moinillons qui jouent à toucher/couler dans la rivière. Devant le travail qu’a demandé le tissage de cette étole. Devant la vie qui s’écoule simplement devant nous. C’était vraiment une belle journée.

Les jolies maisons de Luang Prabang, Laos.Luang Prabang, Laos.Moines jouant dans l'eau, Luang Prabang, Laos.Jolie maison à Luang Prabang, Laos.

10/02/2009 – Direction Luang Namtha – LAOS.

300 kms nous séparent de Luang Namtha où nous avons prévu de commencer nôtre périple à moto. Cette fois nous sommes arrivés de bonne heure à la gare pour réserver nôtre place dans le bus. Pas de monticules de bagages aujourd’hui, juste un scooter dans l’allée et deux autres sur le toit. Après nous être enfilé nôtre soupe et nôtre sandwich au pâté achetés à la gare, nous voilà prêts à passer 10 heures dans le bus sur la route cahoteuse qui relie Luang Prabang à Luang Namtha.

La route est sinueuse mais plaisante. Le Laos défile devant nos yeux, tel un sucre d’orge que nos mères garderaient précieusement avant la fin du dîner. Je ne peux pas encore y toucher alors je le regarde et le respire. Il a beau faire frais, je m’attarde à garder la fenêtre ouverte. Toucher du nez les odeurs des fleurs de canne à sucres fraîchement coupées qui sèchent le long de la route dans l’attente d’être chargées dans la beine d’un camion chinois pour être déportées dans une manufacture de balais. Toucher du nez l’odeur humide des parcelles de forêts primaires encore intactes. Ou l’odeur de carbonisé dûe à la déforestation massive. Toucher du nez la terre fraichement labourée par cette petite paysanne qui verra à l’emplacement de son lieu de cueillette surgir une armée d’hévéas. Toucher du nez l’odeur des toits de paille et regarder la vie qui s’y écoule dessous.

Déforestation, nord du Laos.

Regarder la marmaille, ces gangs de défroqués s’amuser de petits riens, un bâton, un bout de papier qui s’est échappé d’un bolide pour touristes ou la fameuse chambre à air en guise de radeau.

Répondre d’un geste de la main aux « Sabaidi » lancés dans un même élan…

Ahhh la la Laos Laos j’ai hâte de te croquer !!!

Marché, Laos.Au départ de Luang Prabang, Laos.Marché, Laos.Vendeuse d'agrumes, Laos.12/02/2009 – Luang Nam Tha/ Muang Sing – LAOS.

En piste ! Les motos sont louées !! Les casques colorés sur la tête !! En piste pour la grande vadrouille !!!

Petit arrêt à la station essence. Les ennuies commencent !! Nôtre moto ne veut plus démarrer !!! Benh c’était chouette cette virée !! Michel repart cherché le loueur de moto mais bien entendu, quand il arrive et qu’il tente de démarrer la bête, ça marche, elle se met de suite à grogner !!! Il doit vraiment nous prendre pour des cons !!

Découverte du Laos en moto.Prêts pour un road trip au Laos.

On a peut-être fait 10 kilomètres lorsque c’est celle de Françoise et Michel qui fait des siennes !! Crevaison !!! Heureusement pour nous juste devant un petit village. Les villageois arrivent rapidement à la rescousse. C’est parti pour l’atelier mécanique. Les hommes s’affèrent, démonter trop  facile !!! Mais au moment de remonter ahhh benh c’est pas la même !! La réparation durera deux heures en plein cagnard. Le temps de nous amuser avec les gamins !!! Les talents humoristiques de Michel font fureur et déclenchent de véritables crises de rire autant du côté des enfants, que des adultes !!! Un vrai clown ce Michel !! Tu n’existerais pas, il faudrait t’inventer !!!

Les laotiens à la rescousse.

Road trip à motos dans le nord du Laos.

Nous reprenons donc la piste à midi, au bord de l’insolation. Pas de gargotes avant Muang Sing, il faudra patienter avant d’avaler quelque chose.

L’harmonica de Neill Young résonne dans mes oreilles pendant que je me désole devant un tel génocide !! C’est un massacre !! Les forêts primaires sont exterminées !! Le paysage dénudé !! La biodiversité achevée !! Florissant ou horrifiant partenariat économique entre le Laos et la Chine !!!

Quelques zones, 10% au total sont soit disant préservées mais entre les textes et la réalité, le fossé est grand !! Peu de moyens, pas d’argent pour employer suffisamment de gardes forestiers et le peu qu’il y a sont corrompus. La population est mal ou pas informée sur les répercussions d’un tel massacre et deviennent à la fois d’innocents collabos et les premières victimes !! Les plus grands autour en profitent !! Ça me colle la gerbe !!

Nous arrivons à Muang Sing à 14h30. Et sommes accueillis par des mamies Akhas qui tentent dès nôtre arrivée de nous refourguer leur hachich, opium ou bracelets de graines. Françoise et Michel les connaissent bien, ils viennent ici pratiquement tous les ans et même parfois plusieurs fois dans l’année. Ils nous avaient prévenus : « Elles ont du caractère !!! » Je vois oui !!! Elles s’accrochent, nous massent pour nous amadouer !! Déballent, remballent et réemballent et déballent et réemballent leurs panoplies de graines, de broderies. Font de grands sourires, peu complexées par leurs dents couvertes de tabac à chiquer et de bétel. Non seulement elles ont du caractère mais elles sont aussi chaudes comme de la braise !! Leurs grandes questions (elles ne parlent pas anglais les discussions sont mimées), qui est avec qui ?? Reconstituer les couples !! Ça les amuse beaucoup !! Et quand elles ont leur réponse, chacune nous explique si elles font frotte-frotte ou pas. Le mien est parti avec une autre femme, sept ans que j’ai pas fait frotte-frotte. Françoise et Michel nous raconte qu’ils sont déjà venus avec leur fils et qu’une des mamies lui a carrément demandé de faire frotte-frotte !! Chaude comme la braise ces mamies !! Nous rigolons beaucoup aussi quand elles nous miment le nombres d’enfants qu’elles ont eus. Le geste est simple et bref !! Elles écartent les jambes et Psshhitttt !!! Pour elle, quatre psssshiiit !!! Quatre enfants, pour moi qui suit en face quatre volées de postillons colorés de morceaux de bétel !!! Hummmm !!!

Nous mangeons accompagnés de nos sulfureuses mamies Akhas, leur promettant de leur acheter des bracelets le lendemain !!!

Mamie Akha, Muang Sing, Laos.Accueil par les Akhas à Muang Sing, Laos.

 

Mais l’entrée en matière ne s’arrête pas là !!! Après nous être installés, nous reprenons la moto, Françoise et Michel veulent nous emmener boire un verre quelques kilomètres plus loin. Sur la route, nous recroisons trois de nos mamies Akhas. Elles ne nous laissent pas le temps de leur proposer de les ramener qu’elles sont déjà en train d’enfourcher les mobylettes !! Allez benh on va au village !!

Ilou, une de celles qui ne fait plus frotte-frotte, a rapidement choisi sa monture. Au déjeuner elle faisait du gring à Jérôme, la voilà derrière moi les mains accrochées aux abdos de « MON » chéri et c’est qu’il dit rien le coquin !!!

La progression est lente mais prudente. Vu la route qu’elles parcourent à pieds, je comprends mieux pourquoi elles s’attardent autant à vendre leurs marchandises !!! A plusieurs reprises nous devons traverser des cours d’eau, nous obligeant à descendre et à faire la traversée à pieds pendant que les mecs traversent avec la moto. Dans les cours d’eaux, des gens se lavent, d’autres font la lessive ou la vaisselle. Les enfants jouent, ne manquant pas de nous tendre les mains pour nous aider dans nôtre traversée. Ils sont trop mignons !! Nous arrivons enfin en territoire Akha !!! Sur nôtre passage nous déclenchons l’insolite pour ceux que nous croisons et la fierté de nos mamies !! Arrivés au village, comme si le mot était déjà passé, « des étrangers arrivent », nous sommes rapidement encerclés. Nous sommes les bienvenus !!! On nous fait visiter les maisons sommaires, des huttes de bambous et de paille avec pour seul agrément un bloc de ciment pour faire du feu et une natte au sol. Pas d’électricité, pas d’eau courante. Sommaires n’est donc sûrement pas le mot !! Une mamie s’installe à son métier à tisser pour nous montrer son travail. Les gamins cherchent nôtre attention et c’est parti pour la guili party !!!

Le soleil est déjà en train de se coucher et nous devons partir rejoindre la grande route avant la nuit !!! Nous repartons sous les Sabaidee du village. Quelle entrée en matière !!!

Village Akhas, nord du Laos.Démonstration de tissage chez les Akhas. Nord Laos.

13/02/2009 – Muang Sing et ses environs – LAOS.

On ne sait plus !!! Cet endroit est fascinant !!! On avait prévu de rester juste quelques jours dans le nord mais là, sincèrement, comme dirait Françoise : « On se tâte !! »

Nous avons visité encore plusieurs villages et toujours le même accueil, les gens sont d’une gentillesse extrême. Aujourd’hui, des villageois, toujours des Akhas, nous ont invités chez eux. Ils nous ont donné à manger, à boire !! Nous avons bu, nous avons manger leurs morceaux de gras épicés, leur gentillesse mérite bien une bonne chiasse en retour !!

En fin d’après-midi, dans un autre village, le temps s’est arrêté lors d’une partie de billes sans billes mais avec des graines, partagée avec des gamines du village. Elles étaient trop choux !! Bizarrement, je gagnais sans mettre une graine dans le trou !!! J’ai provoqué plusieurs fou rires devant mon incompréhension et ma maladresse !!! Elles ont persévéré à me faire comprendre les règles et j’ai quand même réussi à faire quelques parties proprement !!

Pendant ce temps, Jérôme et Guilhem se sont laissés tenter par une partie de Kàtâw, un mélange entre le football et le volleyball, avec une balle  formée de rotin tressé.

Julie, Françoise et Michel, ont discuté (mimé) avec les villageois. Comme je le disais plus haut, le temps s’est arrêté, j’aurais pu rester des heures à m’amuser avec ces petites graines !!

Alors, aujourd’hui on se tâte !! Allons nous dans le sud à la rencontre des planteurs de café ou restons nous dans le nord ??

14/02/2008. Bonne St Valentin mon Valentin !!! (Petit clin d’œil à mes anciens collègues de boulot)

La nuit porte conseil !!! C’est-ce qu’on dit non ?? J’en sais rien mais nous avons pris nôtre décision… on descend, mais en stop !!! Une autre manière d’approcher la culture lao, un autre moyen de se déplacer.

Le départ est fixé à demain, le groupe se sépare, trois directions différentes.

Françoise et Michel continueront leur périple à moto dans le nord.

Julie et Guilhem iront à l’ouest en direction du Viêtnam, et nous vers le sud.

15/02/2009 – Luang Namtha/ Udomxay – 115 km – LAOS.

Nous partons tout excités !! Michel nous a proposé de nous emmener à tour de rôle sur la route d’Udomxay qui est quand même à 9 kms du centre ville. Mais non !!! Nous sommes décidés à faire du stop !!! Nos premiers gestes sont hésitants. Nous voyons défiler les pickups, les camions, mobylettes !! Nous accentuons les mouvements de bras. Ca marche, un camion s’arrête, il peut nous déposer à 1km… c’est déjà ça !!!

Une autre voiture s’arrête, un jeune couple, mais ils rentrent chez eux à à peine quelques mètres. Ils nous proposent de nous porter jusqu’à la route d’Udomxay. Parfait et bien voilà, les doigts dans le nez !!!

Avec nos gros sacs, on doit faire de la peine, à plusieurs reprises on nous a proposé de nous arrêter boire un verre. Ahh ces Lao, cette gentillesse !!!

Arrivés sur la grande route, c’est pas la même !!! Pas de voitures !! A peine quelques mobylettes !! Alors quand nous voyons à l’horizon un camion, une voiture enfin un objet à quatre roues, on le prend pour nôtre sauveur. Et quand il passe sans même ralentir, on commence à se dire, c’est pas gagné !!! Alors on marche sous le soleil, on transpire, on se vide et on se souvient de cette réflexion qu’on se faisait dans les Annapurnas : « l’eau c’est la vie » !!! Deux heures qu’on marche et peut-être trois voitures…  Nous recevons la visite de Françoise et Michel qui nous proposent de nous ramener. Non, non, non !!! On va s’acharner, ça y est, on est dans nôtre truc, on veut descendre en stop !!! Têtus ces jeunes !!!

Et c’est une demie heure après que le coup de bol arrive. Un petit van, nous agitons nos menottes, faisons le geste du Sabaidee… Il s’arrête !!! Udomxay ???? Yes !!! Ohhhh thank you thank you !!

Le type a une cinquantaine d’années. Nous voici à bord du bolide. J’arrête rapidement de lui poser des questions !! De une il ne comprend absolument pas l’anglais et de deux  il se retourne à chaque fois oubliant de regarder la route et frôlant l’accident !! On va le laisser concentré !!

Il est fou ce type !!! Même Jérôme me dit que sa conduite lui fait peur. Ok, on ne croise pas grand monde sur la route mais quand même !!! Va si que je roule à gauche en plein virage, rien à foutre des nids de poules et dans les villages… une poule y est passer !!! Visiblement il cherche des passagers de temps en temps,  ralentit, braille par la fenêtre et repart. Deux écoliers rejoignent nôtre bolide le temps d’une petite dizaine de kilomètres. C’est dimanche, ils retournent au collège pour une nouvelle semaine. Et c’est là que nous comprenons que ce n’est pas gratuit !! Les deux gosses lui donnent des sous !!! Oups on risque de se faire allumer !!! Il faudrait pas que ça nous coûte plus cher que le bus quand même !!

Nous arrivons à Udomxay après deux heures trente de route éprouvante mais saints et saufs !!! Nous tendons à nôtre chauffeurs 30 000 kips ( le prix d’un billet de bus était à 32000 kips), il nous regarde d’un air peu satisfait et nous dit « For one ». Bon on a quand même gagné en comptant le tuk-tuk qu’on aurait dû prendre pour aller à la station de bus 24000 kips soit 2 €. Certes on a marché, on a sué, on a failli crever à plusieurs reprises !!! Mais si on voit le bon côté des choses, on a gagné deux euros, le chauffeur s’est payé son trajet et son coca et une famille mangera du poulet ce soir !!!

 

16/02/2009 – Udomxay – LAOS.

Ce matin on se tatait une nouvelle fois !! Est-ce que ça ne risque pas de nous coûter plus cher en faisant du stop ??? Combien de temps allons nous mettre ?? On boit un café dans la cour de l’hôtel quand je vois un jeune sortir de son bungalow et aller chercher quelque chose dans son camion. Il est aussi en train de boire son café, et, quand il nous voit, entame la conversation de lui-même. Il part demain pour Vientiane.

« – We can go with you ????

– Bien sûr, ça me fera de la compagnie !! »

Il nous dit qu’il a des livraisons à faire aujourd’hui et que si il ne finit pas trop tard, on partira ce soir. Nous lui faisons comprendre que nous n’avons pas trop d’argent en prévision !! Trop facile le stop !! Du coup, une journée de repos, le temps de faire la lessive et de taper le journal de bord sur l’EEPC.

 

18/02/2009 – Vientiane – LAOS.

9h45. Jérôme dort. Moi je lutte pour garder les yeux ouverts mais il faut écrire, ne pas une nouvelle fois se laisser déborder. Le type nous a posé un plan, nous ne l’avons plus revu, on l’a attendu pourtant…

Bref, c’était peut être un peu trop facile !!!

Motivés comme jamais, on reprend donc hier matin nos baskets North face. Cette fois-ci on tente de cibler les voitures. On prend uniquement les camions et les pick-up. La chance nous sourit rapidement. Un petit camion-benne. A l’interieur deux jeunes hommes et une jeune femme.

« – Where are you going ???

– Luang Prabang. »

Il s’arrête à mi parcours soit 100 kms plus loin, parfait !!

Nous nous chargeons, nous et nos sacs dans la benne remplie de cartons de clémentines, de nouilles de riz et de PQ. L’exercice est difficile, il ne reste pas beaucoup de place, nous obligeant à nous asseoir à l’extrémité de la benne les pieds dans le vide. On bouffe de la poussière mais c’est quand même vachement mieux que le bus !!

Dos à la route, à ciel ouvert, nous profitons du paysage. À chaque traversée de village c’est l’étonnement général !! Que font ces deux « falangs » à l’arrière d’un camion, à bouffer de la poussière ??

A une trentaine de kilomètres d’Udomxay, nous nous arrêtons pour faire grimper deux petites mamies chargées de leurs légumes et de leurs sacs de riz. Nôtre présence n’a pas l’air de les déranger plus que ça !! Nous nous entassons en prenant soin de ne pas écraser les clémentines. Je laisse mon confortable sac de patate à l’une d’elle et m’assoie sur le rebord de la benne avec Jérôme. Mamie patate s’accroche à mon bras en guise d’accoudoir et c’est reparti !!!

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons dans un marché. Je pense d’abord que nous déposons nos mamies ou les fournitures sur lesquelles nous sommes assis. Mais non !!! On vient chercher du monde et une bonne dizaines de cartons !!! Mais où allons nous mettre tout ça ???

Visiblement nous sommes les seuls à nous tracasser !!! Tout le monde se met à décharger et à recharger !! Un monticule de légumes, féculents et fournitures en tout genre s’entassent pour dépasser de bien un mètre du haut de la cabine. Quand nous sommes neuf adultes et deux bébés entassés dans le camion nous pensons que c’est fini… Mais non !!! Il faut porter également les deux dames du stand de soupe du marché et leurs ustensiles !!! Alors on s’entasse de nouveau, on entasse les sceaux remplis de vaisselle et c’est reparti !!

Bien évidement, vu l’état des pistes même si le tout est cordé, ça se casse la gueule !! Tout risque de nous tomber dessus d’un moment à l’autre. Un jeune est installé en haut du tas de marchandise, il voit bien que tout est en train de foutre le camp, il voit bien les pauvres femmes tenter de retenir un sceau par ci, un sceau par là mais personne ne dit rien et ne fait rien, on se contente de rigoler !!!

Une jeune femme est en train de faire de la purée de clémentines, je la vois s’enfoncer de plus en plus dans son carton d’agrumes qui lui sert de tabouret, un sceau lui scie la jambe, un sac a pris appuie sur sa tête et elle ne dit rien !!!

A un moment un sceau rempli de vaisselle tombe, cassant une assiette à nos pieds… je suis excédée par tant de passivité ou de conneries !!! Je prends donc le risque de me lever et montre qu’il suffit de ranger un peu !! Le jeune feignant s’y met aussi !! Benh c’est pas trop tôt !!! Ahhh c’est vachement mieux comme ça !!! Ahh ben oui on respire !! Ohhhh les pauvres clémentines !!

Après 3 heures de routes nous arrivons à Pak Mong. Tout le monde s’arrête, la course est terminée. Nous déchargeons nos sacs en s’inquiétant du tarif qu’on risque de nous demander. Et bien rien, le chauffeur ne veut rien !!! Ses clémentines sont fichues mais il ne veut rien !!! Jérôme s’empresse de me dire : « T’as vu, c’est le principe du stop, c’est gratuit !!! Hier, on a mal ciblé la voiture !!! »

Nous profitons de cette escale forcée pour avaler une soupe. Dans le village, nous sommes la curiosité, il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes qui s’arrêtent ici. La soupe est délicieuse et copieuse, remplie de morceaux de lard bien gras, il nous faut une bonne demie heure avant d’y venir à bout !!! La reprise de la route promet d’être difficile après un tel festin !!! Mais il ne faut pas traîner si nous voulons être à Luang Prabang ce soir !!

Décidemment la chance nous sourit aujourd’hui !! Nous avons peut-être marché à peine deux kilomètres, qu’un autre petit camion s’arrête et cerise sur le gâteau il va à Luang Prabang. A l’intérieur de la cabine, pareil que ce matin deux jeunes hommes, une jeune femme et un petit garçon de quatre ou cinq ans. Nous précisons bien que nous n’avons pas d’argent, que c’est pour cela que nous ne prenons pas le bus. Même si c’est faux, nous préférons donner un pourboire ou troquer des affaires que de se voir réclamer une somme astronomique.

La benne est moins chargée mais très poussiéreuse et en dix minutes nous sommes marrons.

A une vingtaine de kilomètre de Luang Prabang nous faisons une pause, le temps de tenter de faire connaissance avec nos hôtes. Ils ne parlent pas anglais mais on se fait comprendre deux trois trucs. On s’échange une clope, le briquet et surtout beaucoup de sourires comme il est de coutume ici !!!

Ils nous arrêtent à la gare nord de Luang Prabang. On décharge les affaires, on a prévu avec Jérome de leur donner 30 000 kips (3€), soit dit en passant plus d’une journée de salaire pour 75% de la population. Pas le temps de sortir le porte monnaie qu’un nous dit « Money, money ».  Nous lui donnons les 30 000 kips, il en veut plus !!! Il nous demande 100 000 kips !!! Il est fou lui !! Nous essayons de parlementer, en leur rappelant qu’on leur a dit qu’on n’avait pas d’argent, que le prix qu’il nous demande est cinq fois plus cher que le bus !!! Rien à faire !! Ils s’énervent !! La jeune femme qui était si souriante devient agressive et gueule : « Money ! Money !! » Je tente le coup de la tondeuse qui nous prend de la place pour rien étant donner que Jérôme a décidé de ne plus se raser !! Elle est neuve, on l’a achetée 10 euros au Népal !! Un des jeunes parait intéressé mais nous lui disons que c’est soit la tondeuse, soit 40 000 kips mais pas plus. Le femme nous menace d’appeler la police !! Ça commence à pas sentir très bon tout ça !!! Des badauds se rapprochent !! « Money ! Money !!!! » Bon mon chéri on va peut être arrêter de faire les coqs ??? Nous craquons, nous nous adressons au jeune intéressé par la tondeuse. « – La tondeuse and 40 000 kips ok ????

– Ok !! »

Il parait content, la jeune femme continue à gueuler : « Money ! Money ! »

Je veux bien c’est rigolo de s’asseoir sur des sacs de patates, de risquer de crever parce qu’on est tombé sur un frapadingue du volant, de bouffer de la poussière toute la journée, de passer toute la journée en plein cagnard mais là c’est franchement con, c’est en train de nous coûter plus cher que le bus !!!

On arrête les dégâts ??? Allez on arrête les frais !!!

Tant qu’à en chier, vu qu’on est à la gare routière, on part direct pour Vientiane ??? On économisera au moins le prix d’une nuit d’hotel !!!

Et voilà comment ce matin, on se retrouve à Vientiane à 5h30 du matin après 8 h de benne et 11h de bus, le tout en pleine montagne !! Mais à 5h30 tout est fermé !! Alors on se dit, on va au centre à pieds, c’est juste à  5kms.

Arrivés à Vientiane c‘est la même galère qu’il y a quinze jours !! Tout est complet ou hors de prix !!! Jérôme me dit : « On enchaine !! On part à Pakse ?? » C’est à juste 16h de route au sud !!! Ok mais on trouve une guesthouse au moins pour se prendre une douche !! On est trempe de sueur, et avec la poussière de la veille ça fait de la pâte, on sent franchement la mamie Akha !!

On est en train de se décider à enchainer et là un petit panneau « Guesthouse à 30m ». Le panneau indique une toute petite ruelle cachée derrière un arbre. Ahhhh, je sais pas pourquoi je le sens bien !!!

La jeune femme nous annonce à la réception plusieurs tarifs dont 60 000 kips !!! Le moins cher qu’on est vu jusqu’à présent sur la capitale !! Tout vient à point à qui sait attendre !!

Lire les autres ROAD BOOK Tour d’Asie 2008-2009

 

À PROPOS : Nous avons eu la chance de réaliser ce fabuleux périple il y a plus de 10 ans. Nous sommes partis mon compagnon et moi durant une année sur les routes asiatiques sans savoir ce que le voyage allait faire de nous. Aujourd’hui, nous savons ! Des Bourgeons sur le Bitume n’aurait certainement pas éclot sans cette intense et déroutante parenthèse. Il était évident pour moi de partager cela avec vous tant cela fait parti de notre ADN.
Je ne fais qu’un copier/coller du blog que j’avais ouvert à cette occasion, sans rien changer même si des fois, je vous l’avoue, je préférerais partager ce périple avec les 10 années de recul que j’ai aujourd’hui mais ce ne serait pas la réalité. Pour le petit scoop, même si nous ne savons pas de quoi la vie est faite, nous prévoyons de remettre le couvert ! Nous sommes partis il y a 10 ans, le jour des 30 ans de Jérôme, nous partirons donc le jour de mes 40 ans ! 

10 idées pour gâter une maman green et imparfaite.

Le 27 Mai c’est la fête des Mamans !

Pour l’occasion, voici mon top 10 d’idées cadeaux spécial « Maman qui déchire ».

Je l’ai souhaité green, délicat et imparfait. J’ai choisi des idées pour toutes les bourses, tous les âges et j’en ai profité pour faire un peu de promo pour mes bijoux éthiques et écologiques.

Mais ce n’est pas tout, l’annonce d’une petite surprise d’un montant de 50€ s’est glissée pour vous dans cet article que je vous laisse découvrir ! 

 

#1 Un coffret Des Bourgeons sur le Bitume.

Un joli coffret pour une maman douce et naturelle composé d’une paire de boucles d’oreilles et d’un sautoir. Fleurs et cordon en soie artisanale, teintures organiques (en savoir plus sur la soie : ICI – en savoir plus sur les teintures organiques : ICI) et perles en papier Lokta labellisé commerce équitable (en savoir plus : ICI). Vous pouvez le trouver sur ma boutique en ligne ou à la boutique « Poulette Land » à Pau.

Offrez des bijoux éthiques pour la fête des mamans.

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#2 Un coffret beauté de l’ESHOP palois « Callunes ».

Un cadeau pour que votre maman prenne du temps pour elle, un cadeau respectueux de l’environnement proposé par une jeune entreprise de la région paloise.

Offrez une pause détente pour la fête des mères.

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#3 Une virée créative mère/fille à Bordeaux.

Embarquez votre maman avec vous pour une virée créative à Bordeaux. Je vous ai déjà parlé de WeCanDoo (ici) il y a peu de temps en vous disant que c’était une StarUp à suivre de près ! Je ne vous ai pas menti, ils viennent tout juste de s’installer sur Bordeaux et proposent déjà une jolie sélection d’ateliers. Et pour les indécis, ils proposent des Bons Cadeaux.

Pour l’instant, ils sont présents sur Paris, Lyon et donc Bordeaux. Pour découvrir toutes les activités qu’ils proposent c’est par ICI.

Partagez un atelier créatif pour la fête des mères.

 DECOUVRIR WECANDOO


#4 Un bijou personnalisé par votre petit bout.

Alors cette super idée pour la fête des mamans s’adresse particulièrement aux papas qui veulent faire fondre leur douce (Mon chéri, c’est un message subliminal). Les mamans : n’hésitez pas à soumettre l’idée en partageant cet article à votre moitié !  HappyBulle, je vous en ai déjà parlé ici, lors de la fête des grands mères ! Et comme c’est une boite qui déchire graaaaaave, ils m’ont envoyé un bon d’achat de 50€ pour me remercier pour le petit coup de projecteur. Et comme je suis une nana qui déchire graaaaaaave également, j’ai décidé de vous l’offrir lors d’un petit jeu concours ! Je vous en parle très très vite. (ça se passera sur mes réseaux sociaux alors si ce n’est pas le cas, je vous invite à vous abonner)

Offrez un bijou personnalisé pour la fête des mères.

 DECOUVRIR HAPPYBULLE


#5 Offrez de la douceur et de la tendresse à votre maman.

Une jolie boite, des cookies faits maison et un joli bouquet de pivoines pour un cadeau tout en douceur !

Alors pour les myrtilles, ce n’est pas la saison, il faudra attendre la fin de l’été mais je partage, « the » recette parce que l’on n’a besoin que de 3 ingrédients, qu’elle est ultra simple, rapide, vegan et créée par une blogueuse qui déchire Marie de Sweet an Sour. C’est par ICI. (effectivement j’aime les gens qui déchirent !!!)

Pour les pivoines, c’est la pleine saison ! Pour les palois, les pivoines du fleuriste Calla où je travaille de temps en temps sont de production française (Landes et Var). Une merveille !!!!! Vous pourrez les commander ICI ou directement en magasin.

Offrez de la douceur pour la fête des mères.


#6 Un livre pour décomplexer les mamans imparfaites.

Offrir un livre pour la fête des mamans.

Imparfaite pourquoi pas ! – Claire-Marie Best –

Mère, conjointe, professionnelle, vous tentez d’assurer sur tous les fronts au risque de vous épuiser et de culpabiliser… Pourquoi ne levez-vous pas le pied ? Probablement pour éviter de ressentir des émotions pénibles comme la crainte de ne pas être à la hauteur ou de ne pas faire « ce qu’il faut ». N’est-il pas temps de voir les choses autrement ?

ACHETER IMPARFAITE POURQUOI PAS !

 

 

 

Un livre pour la fête des mamans.

Serial Mother.  – Jessica Cymerman –

« Tout a commencé le jour où, en regardant mes enfants, je me suis dit que j’étais une meilleure mère avant de les avoir. […] Alors j’ai décidé d’en rire plutôt que d’en pleurer et j’ai créé serialmother.fr. » Jessica Cymerman offre ici une sélection de chroniques (anecdotes, billets d’humeur, résolutions, lettres ouvertes…) postées sur son blog, autour du quotidien rocambolesque de la maternité. Glousser doucement devant les conseils foireux de sa propre mère, essayer de faire amie-amie avec les autres parents sur la plage, se demander qui a eu l’idée folle d’inventer le lit parapluie… Et détester les mères parfaites !

Un livre plein d’humour et d’esprit. Pour regarder la vie de famille du bon côté.
ACHETER SERIAL MOTHER


#7 Un joli support en bois pour ranger ses bijoux Des Bourgeons sur le Bitume 😉

Coup de Coeur Des Bourgeons sur le Bitume pour les supports à bijoux glanés sur le site spécialisé dans les cadeaux éthiques Le Cochon Truffier. Ils sont fabriqués en France et de manière respectueuse de l’environnement. J’adoooooooore ! Et ils ont plein d’autres choses qui déchirent 😉

Pour les palois, ils sont disponibles au concept store Hylé au 1 rue des Cordeliers à Pau. Découvrir leur page Facebook. 

Des supports à bijoux éthiques et écologiques.

DECOUVRIR LE COCHON TRUFFIER


#8 Organisez une séance photo booth en famille.

À la maison ou chez un professionnel, organisez une séance Photo Booth en famille. L’occasion de passer un moment rigolo avec sa tribu et de l’immortaliser. Fou rire garanti !

Idée cadeau fête des mamans

 


#9 Des tickets offerts par Des Bourgeons sur le Bitume.

Alors là, c’est pour les papas un peu feignants qui veulent donner un coup de mains à leurs bambins pour trouver un cadeau plein d’humour pour leur maman ! Il vous suffit d’imprimer cette planche de tickets que vos petits loups pourront offrir à leur maman. Aller soyez sympas, passez par le fleuriste pour y joindre un petit bouquet.

CLIQUEZ POUR TELECHARGER LES TICKETS


#10 Un bon d’achat Des Bourgeons sur le Bitume

Je viens de mettre sur ma boutique en ligne la possibilité d’offrir des bons d’achats. Ils seront utilisables soit à la boutique « Poulette Land » à Pau soit sur ma boutique en ligne. Une occasion d’offrir des bijoux éthiques et écologiques sans se tromper.

Offrez un bon d'achat pour le fête des mères

CLIQUEZ POUR ACHETER UN BON D’ACHAT SUR MA BOUTIQUE


 

Alors dites moi tout ! Avez-vous trouver « the » cadeau ou continuez-vous vos recherches sur la toile ? Un coup de coeur ? 

 

 

 

ROAD BOOK TOUR D’ASIE 2008-2009 / PART 16 / La Thaïlande.

01/01/2009. Une nouvelle année ! Un nouveau voyage : La Thaïlande.

Tout a commencé il y a 4 mois et demi et pourtant…

Aujourd’hui on part en vacances… A nous le farniente, le soleil et les cocktails de crevettes !!! On part en Thaïlande !!!

A peine embarqués dans nôtre A 330 que les effluves d’orchidée nous titillent le nez… jolis sourires suivis du « Sawadee Ka »… le bonjour Thaïlandais.

sièges colorés immaculés… moquette moelleuse sous nos pieds nus… Et le repas… mon dieu que c’est bon !!! Petite salade de papayes encore vertes et poivrons marinés en starter, poulet à la citronnelle et des fruits pour la digestion !!!

Arrivés à l’aéroport de Bangkok, c’est un 35° humide qui nous accueille !!! Nous retrouvons la route du 24 avril 2006. C’était alors nôtre première virée en Thaïlande, nôtre premier voyage en amoureux et peut-être le déclenchement de tout ça…

L’aéroport… Bamglanphu… Khao San road…

Les souvenirs reviennent, de plus en plus nets, tout se redessine…

Bangkok et ses grandes enseignes aux couleurs acidulées, ses jeux de lumières, ses néons phosphorescents, un air de Disneyland, un vent de folie !!!

Les yeux écarquillés, nous avançons sans regarder où le pied va se poser, sans risquer la chiasse bovine !!!

Les stands de bouffe tous les deux mètres, fruits pressés, brochettes caramélisées, nouilles sautées, sauterelles, criquets et autres étrangetés…

Pas de rabatteurs épuisants… que c’est reposant !! La Thaïlande, c’est easy !

On qualifie Bangkok de mégalopole tentaculaire mais personnellement, après avoir flirté avec les villes indiennes, je trouve que c’est le paradis !!!

Et nous avons bien envie de croquer dans toutes ses douceurs !!!

Nous retrouvons en deux petites minutes la ruelle de la guest house où nous avions séjourné il y a trois ans. C’est une drôle d’impression que d’arriver dans un endroit connu, avoir des repères… ça fait bien longtemps que ça ne nous est pas arrivé !!!

A peine nos sacs posés dans nôtre cellule surchauffée que nous sommes déjà repartis, direction la bouffe et en position sourire s’il vous plait !!!

Malgré la fatigue, nous nous éternisons dans les rues de Bangkok comme si on risquait de se faire renvoyer en Inde d’une minute à l’autre. On veut tout voir, tout faire et surtout tout goûter !!!

  Une escale à Bangkok
Les rues de Bangkok, Thailande.
Bateau taxi à Bangkok.
Bangkok la tentaculaire.
Les rues de Bangkok.

03/01/2008. Bangkok et sa faune. Thaïlande.

Je vous l’assure, si vous venez à Bangkok vous ne verrez pas que des monuments ou des gaz à effet de serre !!! Il y a aussi la faune bangkokienne qui demande toute nôtre attention.

 

Analyse de quelques-unes de ces espèces endémiques :

– Le « Old farang » (vieil étranger) : Occidental de sexe masculin, la cinquantaine. Cette espèce voyage en solitaire. Après s’être fait implanter et recolorer les cheveux dans un salon de beauté thaïlandais, il se vante d’être irrésistible auprès de la gente féminine thaïlandaise.

Le but de son voyage est de trouver le gros lot, la jeune fille tout juste majeure, et de flatter son sex-appeal.

 

– Le « Rasta farang » : Occidental âgé de 25 à 35 ans. Cette espèce voyage aussi bien en solitaire qu’en meute.

Caractéristique : pue le chien mouillé et le tabac froid.

Look : dread lokes, pantalon large, tee-shirt troué et collier de coquillages.

Son but : Voyager pas cher, fumer des pétards et boire des bières. Etre cool. Et enculer le système.

 

– L’ « Ethno farang » : Agé de 25 à 45 ans, cette espèce voyage en binôme.

Caractéristique : admire la culture thaï et déteste la présence des autres touristes.

Look : Pantalon ou short à multiples poches, chemise, sac à dos, lonely planet dans les mains et appareil photo gros objectif autour du cou.

Son but : Sortir des sentiers battus, revenir chez lui différent et ramener de beaux clichés.

 

– La « Hilton thaï » : Thaïlandaise de 25 ans. Fille de promoteur immobilier.

Caractéristique : large effluve de parfum et possède un petit chien hargneux !!

Look : Paris Hilton. Lunette Gucchi et sac Vuiton pour ranger son chien.

Son but : Dépenser toujours plus.

 

– La « Hilton farang » : Jeune occidentale de 25 ans, souvent anglaise.

Caractéristique : blonde, n’a pas de chien dans son sac mais des capotes.

Look : même look que l’espèce décrite ci-dessus…mais porte des contrefaçons.

Son but : Brancher le patron d’un bar en vogue et être plus jolie que sa copine.

 

– Le « Lady Boy » : Jeune femme superbe de sexe masculin.

Caractéristique : Vraiment superbe, apparence vraiment trompeuse.

Le Lady Boy est la hantise du Old farang.

De nombreuses autres espèces peuplent les rues de Bangkok comme le « Rock‘n roll farang », le « Dicaprio farang »…Voici juste une petite analyse rapide des espèces les plus communes !!!

 

Dans les rues de Bangkok.

Khao San Road, Bangko, Thailande.

Khao San Road, Bangkok, Thailande.

Les rues animées de Bangkok.

TukTuk à Bangkok, Thailande.

06/01/2009. Bangkok. On se casse ???

Tout le monde est arrivé !!! Flo, le meilleur pote de mon meilleur pote retrouvé par hasard sur Bangkok. Hilde et Jérôme avec qui on a sympathisé pendant nôtre escapade autour des Annapurnas et Hugues nôtre nouveau pote Québécois. Nous voici dans la peau des « Rasta farang » qui se déplacent en meute. Et quel est le lieu préféré des « Rasta farang » ??? Un hamac sous un cocotier bien sûr !!! Nous jetons nôtre dévolu sur Koh Pha-Ngan, une ile de 193 km² bordée par les eaux du Golf de Thaïlande.

07/01/2008. Koh Pha-Ngan. Thaïlande.

En petite meute de voyageurs exercés, nous nous organisons vite. Le but, se déplacer et se loger à moindre coût !!! On est « Rasta farang » ou on ne l’est pas !!!! Pour se faire, éviter le plan « monter dans un des taxis-pickup qui nous attendent au bout de l’embarcadère » ou alors « accepter par simplicité l’offre des rabatteurs qui nous assure que leur hôtel est le moins cher, que tout est complet, que c’est la haute saison, que… na ni na na… » toujours un bon argument !!! Mais, choper un pick-up à la sortie de la ville.

Bien sûr, pour rester en adéquation avec les habitudes de vie de nôtre espèce nous choisissons d’aller le plus loin possible, se disant que plus c’est loin moins c’est cher !!!

Nous arrivons donc à Ao Thong Nai Pan Yai (effectivement c’est un nom à coucher dehors !!) Nous sortons du taxi comme des coqs se félicitant de la rapidité des opérations et des 30 % de remise sur la course. Maintenant, il nous faut trouvé la petite hutte à 100 baths.

Nous déchantons vite, toutes les réceptionnistes nous annoncent comme premier prix 500 baths soit 11 euros. Deux fois plus cher que les prix qu’on nous a proposés sur le port !!! … ???

Oui, les voyageurs exercés ressemblent à six peluts avec leurs gros sacs à dos sur la plage qui se disent : « benh qu’est-ce qu’on fait ??? » Pour remuer le couteau dans la plaie Hugues nous rappelle qu’une femme nous a proposé à nôtre arrivée au port des Bungalows à 200 baths avec le taxi gratuit. Merci Hugues !!!

Mais… nous ne lâchons pas le morceau, nous allons le trouver nôtre bungalow moins cher que gratuit !!! On décide de se séparer.

C’est Hilde et Jérôme qui nous trouve la perle rare !!!! 200 baths pour un petit bungalow avec hamac avec vue sur la mer. Le paradis !!! Bon certes il est dans la jungle, peut-être à 30 mètres au dessus de la mer, certes les toilettes sont à 20 mètres au milieu de la végétation luxuriante mais un « Rasta farang » n’est pas forcément un fainéant surtout quand il s’agit d’économiser 100 baths pour pouvoir s’acheter deux bières de plus !!!

Sur le bateau pour Koh Phangan.

Notre cahute dans la jungle - Koh Phangan - Thailande

Coucher de soleil à Koh Pha Ngan - Thailande.

9/01/2008. Koh Pha Ngan. Thaïlande.

Je sais pas si c’est l’approche de la pleine lune mais les éléments sont déchainés aujourd’hui !!! C’est un carnage !!! Ce matin, des milliers de petites méduses se sont échouées laissant la plage maculée de petits points bleus de la taille d’une pièce de 2 €. Des poissons lunes également se sont laissés surprendre par la déferlante…

Nous avons ce matin à la place de nos serviettes de bains un véritable cimetière de cnidaires et de molidés. Mais Mer n’en a que faire et continue d’envoyer ses enfants sur terre.

Ce n’est pas ce cimetière d’espèces gluantes qui va pourtant me marquer le plus dans cette journée traumatisante !!!

La scène s’est passée à la douche qui n’est rien d’autre qu’un cagibis perdu dans la végétation. Jérôme est parti au port raccompagner Flo qui rentre en France après un périple de deux ans.

En personne flippée des serpents, j’examine la cabine avant de rentrer… rien en vu !!! Je rentre sûre de moi dans le cagibis en rigolant de mon excès de paranoïa, ferme la porte, pose mes affaires, commence à me déshabiller, me retourne vers la porte et là… un serpent !!!

Il est en haut coincé dans l’angle intérieur de la porte, il est petit, peut-être une quarantaine de centimètres, noir et gris. Mais bien trop affreux !!!

« Je me suis enfermée avec un serpent sur la porte !!! Mais pourquoi ça tombe sur moi ?? »

Inspiration… serrage de fesses… expiration… serrage de dents… main tremblante sur la poignée… ouverture : « cours Céline !!! »

Je cours jusqu’au bungalow d’Hilde et Jérôme : « Jé… (inspiration) Jé… (inspiration) Jé…rôme ?? Un… un… un sssssserrr…rpent (grosse inspiration) dans la douche !!! J’ai… j’ai… mes… mes… affaires de… dedans… »

A ce moment-là, la femme de ménage passe, alors en anglais ça donne : « Ssssssnake… snake in the… the… shower !!! »

Je sais, je raconte ça un peu comme un psychodrame mais pour moi c’est vraiment une phobie. Même quand j’en vois à la télé, il faut que je lève les pieds !!! Alors certains se demanderont : « Mais pourquoi elle a choisi de voyager dans des pays tropicaux si elle est autant flippée par les animaux rampants ???? » ou « Elle n’est pas au bout de ses peines… » Je sais, c’est-ce que je me dis tous les jours et vous avez entièrement raison. Je commence d’ailleurs à réfléchir à nôtre prochain voyage : le grand nord !!!

Bref, la fin de mon psychodrame !!! Jérôme et un gars du personnel se sont mis à chercher mon agresseur ou l’agressé ??? Ils ont tout épluché mais n’ont rien trouvé !!! Après ma description du monstre le jeune m’a laissé entendre qu’il était venimeux.

Cet épisode m’a vraiment traumatisée et créée une nouvelle phobie : les chiottes !!!

 

Tempête à Koh Phangan. Thailande.

10/01/2009. Koh Pha Ngan ou l’île aux serpents.

Cet endroit est vraiment infesté de serpents !!! Hugues, gaffeur, vient de m’apprendre que la veille de mon chiotte, un mamba a été attrapé sous l’escalier du restaurant.

Et ce soir, je suis sur le lit quand j’entends les deux Jérôme parler à voix basse sur nôtre balcon. Je sors illico et demande direct :

« Il y a un serpent c’est ça ??? »

Effectivement, un serpent cette fois-ci de taille plus imposante vient de passer devant nôtre bungalow. Cette fois-ci je craque et implore mon chéri de quitter cet endroit dès le lendemain matin !!! J’en ai marre de pisser dans des bouteilles, j’en ai marre de sursauter à chaque bruissement de feuille et j’ai surtout envie d’oublier ces bébêtes pendant un moment !!! Jérôme comprend de suite, lui aussi commence à trouver qu’il y en a un peu trop dans le coin !!!

Arc-en-ciel à Koh Pha Ngan, Thailande.

11/01/2009. Le bateau c’est rigolo ou la Gerby partie !!!

On savait pourtant que cette nuit était célébrée la Full Moon Party mais on n’avait absolument pas pensé que ça pouvait être une mauvaise idée que de prendre le bateau un lendemain de Full Moon !!! Surtout quand la mer est déchainée !!! Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une rave géante organisée à chaque pleine lune, pouvant arriver à rassembler 12000 personnes quand même !!!

Donc ce matin, c’est la débandade !!! Ça continue de picoler, de danser, de rigoler sur le pont du bateau. Ça fait les coqs !!!

Plus on s’éloigne du port, plus les vagues grandissent et plus ça glousse !!! Ahhh ça gigotte… ouhhh le manège… ouche ça éclabousse !!!

Rigolez, rigolez, on verra dans deux heures !!!

Les rires ne tardent pas à se transformer en râleries, puis en gémissements, puis…

Le coup d’envoie est lancé par deux jeunes filles. Une arrive en courant de la salle intérieure du bas, l’autre en titubant du pont supérieur pour arriver en même temps au lavabo et… c’est parti pour la Gerby partie !!!

Ça gerbe par-dessus bord, en haut, en bas, ça se jette sur les toilettes, ça finit par terre, ça titube, ça se gamelle…

Nous n’avons jamais vu autant de gens vomir en même temps, c’est un véritable carnage !!! Les membres d’équipage tentent de donner quelques sacs plastiques, quelques comprimés mais il est déjà trop tard !!!

La mer est vraiment déchaînée, des murs bleus s’abattent à tribord et montent jusqu’en haut du deuxième pont. Même l’équipage se met à rendre entre deux distributions de sacs plastiques !! Un vrai film d’horreur en 3D !!!

 

16/01/2001. C’est les vacances !!!! C’est cool la Thaïlande.

Je vous l’accorde ! C’est vrai que je ne me foule pas trop dans l’écriture de nôtre journal de bord et dans l’actualisation du site !!! Mais, mettez vous à notre place… On est en Thaïlande. Comment trouver le temps d’écrire, de s’enfermer dans sa chambre quand dehors… c’est le paradis ?? Quand on peut passer sa matinée à faire du snorkelling au milieu des poissons multicolores… puis faire une longue pause pour siroter un jus de fruits pressés à l’ombre d’un cocotier, passer son après-midi à jouer aux raquettes sur la plage et c’est déjà l’heure de l’apéro !!! Et après quelques « Chang » (bière locale), difficile de différencier le « b » du « p » ou le « v » du « f » sur le clavier et puis de toute manière c’est la faute à Laurent si nous nous laissons ainsi aller à la farniente !!! Nous ne sommes que deux petits jeunes impuissants devant la joie de vivre de Laurent !!!

Laurent, on l’a rencontré pendant la Gerby partie, lui aussi est resté indemne. Laurent, il est de Mârseilleuh et il parleuh commeuh ça euh !! Laurent, il est maçon et il travaileuh beaucoup alors il avait besoin de vacanceuh !!! Laurent, c’est un bon vivant !!!

Alors quand on tombe sur un gars comme ça on ne peut pas résister et on explose son budget journalier !!!! On commande trois plats au lieu d’un… et manger ça assèche alors on picole… et comme picoler ça donne faim alors on remange et ainsi de suite !!! Et après comment voulez-vous que je trouve les touches sur le clavier… alors j’écris pas !!!

Laurent c’est un chouette type ! On n’en rencontre pas tous les jours des gars comme ça !!! Souvent, je trouve décevantes les conversations que nous pouvons avoir avec certains voyageurs, qui se contentent de dire « j’ai fait… » ou « je connais… » ou « je suis… » ou « oui mais tu sais… » qui déballent leurs histoires, leurs voyages comme des trophés… qui cherchent à analyser, toujours analyser, qui font dans l’interprétation et dans la démonstration comme je le fais aussi d’ailleurs !!! Et bien je trouve ça non seulement décevant mais aussi fatiguant !! Je suis fatigante !!!

Mais Laurent c’est pas ça !!! Analyser quoi ? Se vanter de quoi ??? Non Laurent, c’est pas du tout ça !!! Non Laurent il vit, il ne perd pas de temps à faire dans la rhétorique. Il veut faire ça alors il fait ça !! Il ne veut plus faire ça alors il ne fait plus ça !!! Et advienne que pourra !! Et il en a fait des choses !!!

Il sait partager humblement sans démontrer, il sait écouter sans juger ni interpréter. C’est très agréable de partager du temps avec une personne comme ça, c’est reposant mais ça fait mal au porte-monnaie !!!

Un ricard à Koh Tao, Thailande

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18/01/2009. Un nouveau départ.

Après une petite semaine à bouffer des « no name » (beignets salés), à siroter des cocktails à longueur de journée et à jouer les vacanciers avec Laurent, nous reprenons la route !!! Pas pour très loin, à peine deux kilomètres !!!

Fini les vacances, il faut reprendre le budget en main sinon on est de retour plus tôt que prévu !!!

Nous avons trouvé une petite chambre en sous-sol d’une maison pas très lumineuse mais qui a le mérite d’être pas chère. Fini le bungalow les pieds dans l’eau !!! Fini de dépenser sans compter, on reprend les vieilles habitudes de voyageurs fauchés !!!

La chambre a beau être moins agréable qu’a Chalok Ban Kao, nous nous y sentons mieux !!! Premier bon point, un nouveau patron !!! L’autre était un espèce de gros conard raciste !!! Il a même refusé de nous servir une fois !!

Là, nous avons Mr J, un révolutionnaire ce gars-là !!!! Il passe ses journées à confectionner des pancartes très engagées contre son gouvernement et à les accrocher sur tous les mûrs de sa guest house et de son magasin !!!

Deuxième bon point, le lieu !!! Nous avons troqué nôtre plage de strings aux couleurs acidulées et de gros muscles enduits d’huile de coco pour une petite plage à côté d’un chantier naval beaucoup plus authentique !!! Nous retrouvons l’impression d’être en Thaïlande et non sur une plage genre Ibiza !!

Troisième bon point, nous sommes juste à côté du port où abondent les petites gargotes de rue et où l’on peut se régaler pour trois fois rien !!!

Coucher de soleil sur le port de Koh Tao en Thailande.

L'eau turquoise de Koh Tao en Thailande.Coucher de soleil à Koh Tao.Cueillette de noix de coco à Koh Tao en Thaïlande.

20/01/2009. 25 ans en Thaïlande, ça se fête !!!

Tu sais ce que je veux mon chéri pour mon anniversaire ???? Du vin et des sandwiches jambon/fromage !!!!

Ça peut paraitre ridicule comme repas d’anniversaire mais quand on bouffe des currys et du riz depuis 4 mois on ne rêve que de ça, du bon pain, du vin et du boursin !!!!

Voilà comment on s’est retrouvé tous les deux dans le hangar à scooters de nôtre guest house à manger du pain de mie avec du fromage à hamburger, du jambon et du vin à 15 euros la bouteille pour fêter mes 25 printemps !!! Et bien c’était trop bien !!!

Malgré la distance, ma famille et celle de Jérôme ont trouvé le moyen de m’offrir le plus beau cadeau dont je pouvais rêver !!! Un mail !!!

« On a acheté les billets, on vous rejoint le 16 avril en Thaïlande !! »

Cette fois c’est sûr, je pourrai assommer ma maman de bisous dans trois mois !!!! Retrouver l’humour piquant de beau-papa, la douceur et la délicatesse de belle-maman, la connerie de mon frangin et ma tatie adorée !!! Dans trois mois on va se faire chouchouter…

 Du vin, du pain et du boursin pour mon anniversaire à Koh Tao.
 

25/01/2009. Snif ! Snif !!!!

Le visa arrive à son expiration. Il va falloir se décider à reprendre la route !!! Mais le problème c’est qu’on ne veut plus partir !!! Comment vouloir quitter cette petite ile, comment vouloir quitter la Thaïlande !!!

Depuis une semaine, nous avons nos petites habitudes !!

Au réveil, petit café dans le hangar puis direction le magasin de Tom avec qui on a sympathisé. Malgré son prénom c’est une fille et quelle fille ??!!! Une tornade !! Puis direction les brochettes de Jérôme !! Malheureusement pour moi, il ne s’en lasse pas… obligés d’y aller tous les midis !!!

L’après-midi, je me transforme en animatrice de centre aéré pour les enfants du chantier naval qui malheureusement ne sont pas scolarisés !!

Pendant que Jérôme, s’il ne joue pas avec nous, plonge avec les poissons ou s’abandonne à sa passion, la pêche !!

En fin d’après-midi, direction le port pour la pêche aux calamars pendant que je me régale devant le couché du soleil.

Puis le soir, direction Buddha View où travaille Qlyang, le fiancé de Tom. Nous y retrouvons l’ambiance des soirées entre copains autour d’un bon barbecue.

Ça fait bien 15 jours que nous sommes là, les gens commencent à s’habituer à nous, à nous parler, à chercher la conversation même si bien souvent la barrière de la langue est un obstacle.

Le contact, c’est ça que nous cherchions mais il faut déjà repartir !!!! Snif, snif…

Pêche aux calamars à Koh Tao.

Une soirée paisible à Koh Tao.

Coucher de soleil à Koh Tao, Thailande.

Partie de pêche à Koh Tao.

Carnet de route à Koh Tao, Thailande.

Carnet de route à Koh Tao, Thailande.

Carnet de route à Koh Tao, Thailande.

Carnet de route à Koh Tao, Thailande.

26/01/2009. Avant dernier jour à Koh Tao.

Ce soir, Tom et Qlyang nous ont organisé une petite soirée de départ. Nous avons acheté nos billets, nous partons demain à 14 h pour Bangkok !!!

Grand barbecue avec tout le staff de Buddha View !!! Nous faisons la connaissance de Somnuk, un petit ange !!! Il a 57 ans, il est peintre et est originaire de Chiang Mai dans le nord. Il est là pour son travail, il peint des fresques dans les chambres de l’hôtel. Il ne parle que quelques mots d’anglais mais nous arrivons facilement à comprendre l’essentiel : c’est un ange !!!

Il veut à tout prix que nous allions chez lui à Chang Mai et emmener Jérôme à la pêche. Il nous montre les photos de sa maison, de sa famille, nous montre la chambre que nous pourrions occuper… Mais nous partons demain…!!! Nous lui disons que nous revenons en avril avec nôtre famille et que nous risquons d’aller à Chiang Mai.

« Super, venez à la maison !!

– Mais nous serons sept !!!

– Pas de problème, j’ai une grande maison avec deux salles de bain et j’ai une voiture !!! »

Et c’est là que nous émettons l’idée de faire prolonger nôtre visa et de rester un mois de plus !! Un des amis de Tom nous dit qu’on peut le faire à Koh Samui sans problème et que ça coûte 1900 baths. Tom nous propose de changer nos billets.

« Ok la nuit porte conseil !!! On voit demain matin !! »

 

27/01/2009.

Après avoir vérifié l’info sur le lonely planet et en avoir discuté une bonne partie de la nuit entre nous, c’est décidé nous restons !!! C’est-ce que nous cherchions, nous imprégner… alors restons !!!!

Quand nous annonçons la nouvelle à Tom, elle saute partout comme une puce et court nous changer nos billets !!! A Buddha View, idem, tout le monde nous manifeste leur joie : « Alors vous restez pour toujours ???

– Ahhhhh ahhh ça se réfléchit !!!! »

Mais c’est Somnuk le plus heureux quand nous lui disons que nous venons chez lui dans quinze jours. Il s’empresse de nous remontrer les photos, les rivières où il pêche, les arbres fruitiers qu’il a dans son jardin… Muhhhmmm de bonne parties de pêche s’annoncent !!!!

  Coucher de soleil en Thaïlande.

Coucher de soleil, Thaïlande

28/01/2009. Koh Samui. Thaïlande.

Le bateau a pris du retard, le service de l’immigration ferme dans une heure… nous marchons à vive allure sous les 35° de Koh Samui !! Nous arrivons tout dégoulinant, affamés et salés par l’air marin au service de l’immigration !!! Nous avons tout ce qu’il faut, les photos d’identités, les photocopies de visa, tout va bien !!! On nous donne les imprimés à remplir que nous complétons soigneusement. On rend le dossier. La bonne femme les regarde longuement et nous dit : « Ok !…. (nous esquissons un sourire) … one week !!!!

– Quoi one week ??? No one month !!! 1900 baths, one month !!

– Yes, 1900 baths but only one week !!!! »

Nous insistons, rien à faire c’est une semaine ou rien !!! Nôtre visa expire demain, nos affaires sont à Koh Tao, nous n’avons plus le temps de sortir du pays, pas le choix !!!!

– Ok one week !!!! »

Et bien voilà le coup de tampon est sur le passeport !!! Pas de parties de pêche avec Somnuk et surtout 3800 baths plus 1500 baths de bateau soit 115 euros pour une semaine de plus !!! La pilule est dure à avaler !!!

 Le port de Koh Samui, Thailande.

29/01/2009.

La mer est calme, en quinze jours elle n’a jamais été aussi calme !!! Pas une vague, rien, plate comme si on avait tendu une bâche pour retenir ses flots !!! Le bateau glisse sans un remou, nous laissant devant un horizon lointain. Nos yeux scrutent dans l’espoir de voir quelques chose d’anormal dans la masse bleu !!! C’est d’abord de bien curieux poissons que nous apercevons, des poissons volants se donnant en spectacle !!! Oui oui on ne blague pas !!!! On n’a rien absorbé d’illicite !!! Effrayés par le bateau, ils sortent de l’eau et planent sur plusieurs mètres avant de replonger !!! Puis nôtre regard se pose sur l’anormal… loin devant le bateau, des remous… alors que tout le reste est plat ?? Ça se rapproche et nous voyons 6 masses onduler dans l’eau : des dauphins !!!! Ils sont loin, nous ne voyons que leurs dos émerger tous les deux mètres. J’ai envie de crier, de les appeler : « Ehhh les flippers venez !!! Et ne partez pas !!!! » Mais ils continuent leur route peu intéressés par ce bateau de farang !!! On a vu des dauphins, on a vu des dauphins !!! Après ça, les 115 euros n’ont plus aucune importance !!!

Tom nous attend impatiente sur le port : « Alors ? Alors ? Alors ?

– No visa ! Just one week !!!! »

Elle le prend pour elle et ne cesse de s’excuser. C’est pas grave Tom, une semaine c’est déjà bien et on revient en avril on a de la chance quand même !!!

Le soir, quand nous retrouvons Somnuk à Buddha view c’est autre chose. Il a l’air tellement déçu !!! Nous lui promettons d’essayer de venir le voir après le Laos. Et prévoyons une partie de pêche le lendemain afin de passer plus de temps ensemble durant cette dernière semaine.

Partie de pêche à Koh Tao.

04/02/2008. Bangkok.

Et voilà !!! C’est fini pour cette fois !! On s’en repart vers de nouvelles découvertes !! Vers de nouvelles rencontres !! Vers la deuxième partie de nôtre voyage !!! Bientôt six mois que nous sommes partis !!!

Après quasiment un mois sur les îles à s’abandonner à la farniente, nous retrouvons cette frénésie de découvrir, de partir sans savoir où l’on va, sans savoir à quoi s’attendre !!

Mais qui es-tu Laos ??? Que nous réserves-tu ????

Lire les autres ROAD BOOK Tour d’Asie 2008-2009

 

À PROPOS : Nous avons eu la chance de réaliser ce fabuleux périple il y a plus de 10 ans. Nous sommes partis mon compagnon et moi durant une année sur les routes asiatiques sans savoir ce que le voyage allait faire de nous. Aujourd’hui, nous savons ! Des Bourgeons sur le Bitume n’aurait certainement pas éclot sans cette intense et déroutante parenthèse. Il était évident pour moi de partager cela avec vous tant cela fait parti de notre ADN.
Je ne fais qu’un copier/coller du blog que j’avais ouvert à cette occasion, sans rien changer même si des fois, je vous l’avoue, je préférerais partager ce périple avec les 10 années de recul que j’ai aujourd’hui mais ce ne serait pas la réalité. Pour le petit scoop, même si nous ne savons pas de quoi la vie est faite, nous prévoyons de remettre le couvert ! Nous sommes partis il y a 10 ans, le jour des 30 ans de Jérôme, nous partirons donc le jour de mes 40 ans !

 

WeCanDoo, l’artisanat à portée de main !

Je ne sais pas vous, bien que j’ai ma petite idée puisque vous êtes sur mon blog en train de lire cet article, mais je suis très très très curieuse…

J’aime découvrir l’envers du décor, savoir comment est fabriqué tel objet et connaître les hommes qui se cachent derrière.

Je veux profiter de ma courte vie pour apprendre à faire le maximum de choses de mes mains, non pas pour la rentabiliser mais pour l’enrichir ! Et je pense que nous sommes nombreux à désirer la même chose ! Donner du sens à ce que nous faisons, aux objets qui nous entourent et surtout partager des moments authentiques en toute simplicité !

J’ai passé des heures à rechercher sur internet suivant mes envies du moment : stage fabrication de bijoux… stage teintures végétales… stage fabrication de meuble… stage céramique… stage… stage… etc… J’ai même créé un dossier de signets pour enregistrer toutes mes trouvailles !

Je me suis formée à certains d’entres eux puisque comme vous le savez j’ai fait de l’artisanat mon métier !

Alors quand j’ai découvert WeCanDoo, j’étais comme une petite fille devant les catalogues de Noël : émerveillée et sacrément embêtée puisque tout me plait chez WeCanDoo !

J’ai longuement flané sur leur site internet, leur page facebook, leur instagram. J’ai épluché leurs revues de presse, les avis publiés à droite à gauche sur le net et nous nous sommes appelés.

Après tout ça, je peux vous l’affirmer, c’est une start up à découvrir, à faire découvrir et surtout à suivre ! Car sait-on jamais, ils pourraient arriver par chez nous !

Découvrez l'artisanat avec WeCanDoo.

 

Zoom sur WeCanDoo.

WeCanDoo vous permet de pousser les portes des ateliers d’artisans d’exception qui souhaitent partager et transmettre leurs savoirs faire. WeCanDoo vous permet d’apprendre à réaliser un objet, une création et même de la mozzarella aux côtés des plus talentueux.

WeCandoo nous permet à nous artisans de vous faire découvrir notre passion, notre savoir-faire et les longues heures de travail nécessaires à façonner l’objet que nous vous proposons. Parce que l’essentiel pour nous, artisans, est de partager notre métier.

Sur WeCanDoo, nous sommes dans l’échange et la découverte. Vous allez rencontrer des « passionés », des hommes et des femmes inspirants. Et cerise sur le gâteau, vous fabriquez quelque chose avec cet artisan et vous repartez avec !

La devise de WeCanDoo c’est : Make , Meet, Keep (Fais, rencontre et garde)

Découvrez l'artisanat et créez avec des artisans français.

Partez à la rencontre d’une cinquantaine d’artisans avec WeCanDoo.

Après un peu plus d’un an d’activité, WeCanDoo propose une cinquantaine d’ateliers d’artisans qui sont prêts à vous ouvrir leurs portes sur Paris et sur Lyon. Mais nous ne sommes qu’aux balbutiements de cette startup ! Trois nouvelles villes devraient rejoindre le mouvement d’ici la fin de l’année et l’idée est bien sûr de s’étendre sur tout l’hexagone.

Les artisans de WeCanDoo.

Un catalogue d’activités qui ne cesse pas de s’étoffer.

Aujourd’hui c’est une centaine d’activités dans des domaines très diversifiés, de quoi satisfaire toutes vos envies.

Vous aimez la nature et les fleurs ?

Les ateliers natures et créatifs de WeCanDoo

 

Vous aimez cuisiner et les produits locaux ?

Vivez l'artisanat avec WeCanDoo.

 

Vous aimez fabriquer les objets de votre quotidien ?

Stage avec artisans WeCandoo.

 

Vous cherchez un cadeau atypique, original, de qualité ?

Un cadeau unique et original avec WeCanDoo.

L’Eco-tourisme créatif à portée de tous.

Il y a quelques temps, dans mon article sur la Saint Valentin, je vous parlais déjà de l’entreprise « Les Savoirs-faire » qui a ce même objectif mais qui peut-être d’avantage ciblée pour une reconversion professionnelle. Les stages avec « Les Savoirs Faire » se déroulent généralement sur une durée de 5 jours et sont en conséquent plus honéreux.

Avec WeCanDoo, les stages se déroulent pour la plupart sur quelques heures, le temps de découvrir l’atelier, d’échanger avec l’artisan et de réaliser votre objet. Je dis bien pour la plupart, pour fabriquer une Guitare…. il vous faudra un peu plus de temps ! Il est donc tout à fait envisageable d’organiser votre atelier découverte lors d’un séjour culturel.

L’Eco-tourisme créatif c’est se faire plaisir en créant et en ramenant à la maison un objet d’exception tout en participant à préserver nos savoirs-faire et notre patrimoine.

 

WeCanDoo, un profond engagement pour les artisans.

WeCanDoo ne s’est pas créé pour surfer sur la vague du « Do it Yourself », elle en profite, certes, mais derrière se cache le profond engagement de trois bonhommes comme ils aiment se faire appeler. À l’origine du projet, il y a Édouard, comme moi, c’est un curieux qui veut tout apprendre et tout découvrir. Il y a Grégoire, qui lui souhaite faire découvrir les savoirs faire de sa région Lyonnaise. Et il y a Arnaud, sensibilisé à l’artisanat après avoir tenté d’aider son parrain, le dernier meunier français, à sauver son moulin. Tous les trois sont étroitement liés par l’artisanat et l’idée de WeCanDoo sonne comme une évidence, chacun répondant aux besoins de l’autre, d’un côté l’offre et de l’autre la demande.

Les créateurs de WeCanDoo.

L’objectif premier d’Édouard, de Grégoire et d’Arnaud n’est pas de créer une Market place mais bien d’apporter une aide concrète aux artisans en répondant à certaines de leurs problématiques.

Je vais prendre mon exemple, je projette depuis déjà un certain temps d’organiser des ateliers notamment sur la teinture végétale mais la gestion et l’organisation me demanderaient du temps que je n’ai pas pour bien mettre en avant ma proposition. Il me faudrait également une assurance spécifique pour couvrir mes stagiaires. WeCanDoo s’occupe de tout sans que j’ai à dépenser le moindre centime. Il mettra en avant mon offre en réalisant de superbes vidéos de présentation, il gèrera l’aspect commercial et technique, il s’occupera de l’assurance, de toute la paperasse quoi ! Me laissant le temps de me concentrer sur mon domaine, vous faire découvrir la teinture végétale !

 

Mes Coups de Coeur WeCandoo en vidéo.

 

 

Alors dites moi tout !

Tentés pour suivre un stage WeCanDoo ?

Quels sont vos coups de coeur ? 

Vous avez aimé cet article ? Vous pouvez épingler cette image sur Pinterest pour le garder et le retrouver facilement.

 

WeCanDoo, l'artisanat à portée de main.

Road Book Tour d’Asie 2008-2009 / part 15 / L’Inde, le désert du Thar.

25/12/2008 – Jaisalmer – Inde.

Joyeux Noël !!! Les galères de transport reprennent !! Nous sommes partis à la gare dans l’après-midi pour réserver nôtre train qui nous conduira à Delhi pour prendre nôtre avion. Nous comptions partir le 30 et arriver le 31 pour éviter de séjourner sur Delhi. Le guichetier prononce ce mot qui résonne encore dans ma tête : « FULL »

Il nous propose de nous mettre sur la liste d’attente du 29, ne nous garantissant rien. Tous les trains sont complets !!! Nous les prenons sans trop comprendre en quoi consiste la liste d’attente, de toute manière nous n’avons pas le choix, on verra !!

Nous retournons voir Ali, le gars à qui on a acheté une tenture hier. On lui montre le ticket pour voir ce qu’il en pense. Il nous rassure, nous disant qu’il n’y a pas de raison qu’on n’ait pas de place, si Ali le dit…

Ali est un vendeur de tapis et comme tout vendeur de tapis il essaye de t’arnaquer et en beauté !!! Il nous a alpagués hier dans la rue et cette fois-ci nous avons accepté avec plaisir son invitation pour boire un chaï !!! Nous avons discuté au moins deux heures dans l’arrière-boutique et j’ai fini par lui parler du business indien qui m’exaspère, lui disant qu’en France je suis souvent écœurée par ces vendeurs sans scrupules qui ne pensent qu’aux statistiques. Mais qu’en Inde c’est l’apothéose !!! Que je ne comprends absolument pas cette manière de vouloir prendre les clients en otage, jouant avec leurs sentiments… Cette manière de chercher à les berner pour mieux les enculer !!! Nous avions deux discours complètement opposés, moi prônant la sincérité et lui prônant la charité !! Disant qu’il n’a pas le choix, qu’il a une grande famille à nourrir, qu’il faut que nous les comprenions. Un discours de sourd, le décalage est trop grand, je ne vois même pas pourquoi j’ai tenté d’aborder ce genre de discussion !!! Pour qui je me prends sans déconner ??!! Mais c’est vrai que ça m’exaspère d’entendre parler à longueur de journée de « karma », de les voir dépenser beaucoup d’argent dans tout ce qui est religieux afin d’avoir un bon karma, de dépenser des milliers de roupies dans tous ces apparats parce que c’est la tradition. Et d’oublier son karma quand on se retrouve en face d’un touriste plein de fric !!! Mais mon raisonnement est tellement facile, que ferais-je à leurs place ?

En bon vendeur il a fini par me déballer ses tapis. Nous n’étions pas venus dans l’idée d’acheter quelque chose et surtout pas dans l’idée de dépenser plus parce ce gars est sympathique, qu’il a vraiment besoin d’argent et que nous sommes ses seuls clients de la journée !!!

Mais…

« C’est vrai que cette tenture est très jolie !!! » Je lui demande alors combien il la vend. 1350 roupies me répondit-il sûr de lui !!! Du tac au tac je lui réponds que son prix est bien trop excessif et que je ne lui en donnerais pas plus de 300 roupies !!! Je suis, à ce moment là, exaspérée, nous avions parlé pendant deux heures, il aurait dû se douter qu’il n’avait pas à faire à une américaine trop pressée pour compter !!! Sans déconner il a quadruplé le prix, voir plus !!! Il reprend sa plaidoirie, je le stoppe : « Je ne t’achèterai rien !!! Tes prix sont bien trop élevés !! » Il me demande pourquoi alors, on est rentré dans sa boutique. « Et bien parce qu’on est deux touristes sympas et polis !!! » Il n’a rien eu à répondre à ça. Je ne pensais à aucun moment que j’allais repartir avec la tenture sous le bras mais quand il a insisté pour que j’augmente mon prix, je lui ai dis ok, pas de problème : 310 roupies. Et il m’a répondu : OK !!! Je n’en revenais pas !!! Tout s’est passé avec le sourire. Je ne lui en veux pas, pour preuve nous revenons le voir aujourd’hui mais franchement ce sont quand même de beaux enfoirés !!!

Les ruelles de Jaisalmer, Rajasthan, Inde.

Jaisalmer, Rajasthan, Inde.

Tapis du Rajasthan, Inde.

26/12/2008 – Jaisalmer – Inde.

Aujourd’hui, en jeune couple frais et dynamique, nous partons pour la visite de la citadelle. C’est juste une merveille, c’est sûr les indiens sont des artistes !!! Dans les petites ruelles étroites aux égouts apparents, il suffit de lever les yeux pour découvrir une merveille, les Havelis, ses petites maisons à étages, taillées et sculptées dans de gros blocs de grés ocre, entretenues tant bien que mal depuis des siècles !! Ici aussi c’est un désastre, nombreux sont les bâtiments en ruines, ou qui souffrent de fissures inquiétantes, sans parler des décharges aux pieds des remparts… Depuis que nous sommes en Inde, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu ne serait-ce qu’une poubelle si ce n’est une poubelle géante !! C’est vraiment dommage, l’Inde est un pays magnifique mais carrément pas mis en valeur. C’est peut-être ça qui plait à tant de voyageurs, c’est un pays à l’état brut !! Mais sincèrement, nous prenons peu de plaisir ici, nous sommes constamment sur nos gardes, ça en devient vraiment usant !! Il nous tarde vraiment les vacances à Bangkok.

Bref c’est ainsi, nous n’irons pas jusqu’à dire que c’est une mauvaise expérience… c’est une expérience !!! Qui je suis sûre laissera beaucoup de traces dans nôtre existence.

Des enfants jouant sur les toits de Jaisalmer.

Jaisalmer vue dans haut.

La citadelle de Jaisalmer, Rajasthan, Inde.

27/12/2008 – Désert du Thar – Inde.

Après de longues hésitations, nous nous sommes décidés à faire ce safari que vendent tous les hôtels et toutes les agences de la ville : nous parons dans le désert du Thar.

A 10H, nous sommes sur le bord de la route, à guetter l’horizon, à attendre de voir trois petites masses se dessiner au loin, nos dromadaires et Abdullah nôtre chamelier. Ils ne se sont pas fait prier. Les trois petites masses arrivent et grossissent à vue d’œil, jusqu’à nous dominer par leur grandeur. Ils sont là, imposants, habillés de linges éclatants.

Nôtre jeep nous abandonne dans les pattes de nos nouveaux compagnons. Abdullah fait asseoir ses gagne-pains, charge la nourriture et nos sacs dessus. Nous le regardons faire, intéressés par son entreprise. Lui est complètement désintéressé de nos gueules de touristes pleins de fric.

Jérôme panique un peu… Autant moi je panique devant un clébard galeux que lui ce sont bien les dromadaires qui le font flipper, chacun son trip !! Comme si Abdullah avait senti ses appréhensions, il me fait monter la première. Sûre de moi, je lève la patte afin d’enjamber le dos imposant de l’animal… je n’arrive qu’à lui foutre un gros coup de pied dans les côtes !!! C’est qu’il est grand le pépère !! Le deuxième essaie est le bon mais mon pauvre pantalon a décidé de me lâcher à ce moment-là !!! J’entends le crac de la déchirure, je sens mon postérieur se rafraîchir au contact de l’air. Abdullah n’a pas bronché, il n’a sûrement pas capté que je me retrouvais le cul à l’air sur son dromadaire !! Bien sûr je n’ai pas de change, je vais donc passer deux jours, le cul à l’air mais dans le désert du Thar ! Nous étions à la recherche du grand air, non…???

Pendant toute ma réflexion autour de la malchance qui vient de s’abattre sur moi et mon pantalon, Jérôme a vaincu sa peur et se retrouve tel un prince du désert sur sa monture. Nous voilà prêts pour la grande traversée… les cheveux et le cul au vent… Balancée de gauche à droite, je m’imagine dans la peau du petit berger andalou à la recherche de la pierre philosophale… Mais je déchante vite… Nous comprenons rapidement que bien qu’ayant choisi un tour « non touristique », nous sommes bel et bien dans une attraction pour touristes !! Le désert… t’as gagné !! En tout cas les ordures ne désertent pas elles !!! Je finis plutôt par m’imaginer dans la peau du petit poucet suivant les sacs plastiques qui jalonnent le sentier. Sous les détritus, des milliers d’empreintes de dromadaires. Aucun lopin de sable n’est épargné !!! Je n’ose imaginer à quoi ressemble le désert dans le tour « touristique » …

Le désert du Thar, Rajasthan, Inde.

À dromadaire dans le désert du Thar.

 

Après deux heures aux pas des dromadaires, nous arrivons au premier bivouac pour manger. Un deuxième chamelier nous rejoint avec son fils et une autre personne. Nous les regardons un moment chanter et préparer les chapatis au feu de bois, tentant de mémoriser ce savoir-faire pour l’importer dans nôtre appartement rue Charles de Bordeu. Ils leur faut une bonne heure et demie pour préparer avec soins nôtre repas qui se résumera à un Alu Ghobi ( curry de pommes de terre et de choux fleurs) accompagné des fameux chapatis tout chauds.

À l'ombre d'un arbre dans le désert du Thar.

Dromadaires dans le désert du Thar. Inde.

 

« Mais vous ne mangez pas avec nous ???

-Non, en premier les touristes. »

Nous insistons, rien à faire, nous avalons nos chapatis et nôtre Alu Ghobi sous les yeux de nos chameliers, ils ne partageront pas le repas avec nous. Encore une histoire de caste sûrement… ne pas se mélanger lors du repas !! Une fois régalés, nous les laissons manger tranquillement.

Je suis assise sur une racine à l’ombre d’un arbre en train de lire quand j’entends des voix monter au loin. Jérôme est debout devant moi en train de dépecer le désert du regard… les voix se rapprochent, ça chante de plus en plus fort !!! C’est quoi-t-est-ce ??

Une petite troupe de gamins cherchant du bois.

A peine arrivés, ils se jettent sur Jérôme pour un chant que nous connaissons bien, un mantra bien connu des gamins de ces contrées :  « One roupie… one pen… One roupie… One pen… » Ils sont une dizaine autour de Jérôme, ils ne m’ont pas encore vue. Je regarde le spectacle, amusée, bien tranquille sur ma racine. Les gamins lui tirent la manche, lui font de beaux sourires charmeurs… il répond « No, nothing !!! »

Fatigué, il se tourne vers moi et me dit : « Je te les envoie !! »

Me voilà repérée !!! Deux jeunes filles magnifiques s’assoient à côté de moi, les autres me font face. Leurs petites bouilles crasseuses à croquer s’offrent à moi. Je ne sais pas si c’est le soleil mais ils ont des yeux extrêmement clairs, magnifiques. Je suis hypnotisée !!

Tour à tour, ils me tendent leurs petites menottes, je leur tends les miennes. Nous échangeons quelques civilités avant qu’ils ne se jettent sur mes bijoux !!!

« Donne moi ça, donne moi ça, donne moi ça !!! »

C’est qu’ils sont virulents ces gamins, ils sont presque en train de m’arracher les doigts !!! Je fais pareil !! Je me jette sur la main d’une des gamines et essaye de lui arracher sa bague. Bien sûr elle retire sa main et se cache derrière les autres. Je la rappelle et lui dit sur un ton ferme : « It’s your ring, it’s my ring !! Ok ?? » Ils me lâchent les membres, arrêtent de piailler et me regardent avec curiosité. Mais je leur souris… ce qui fini par les décontenancer. Un gamin finit par rompre le silence et tente une dernière offensive : « One pen ? »

Un claquement de langue et un hochement de tête suffit !!!

Ce qui est triste, c’est que nous commençons à prendre toutes ces requêtes comme un jeu, mais ce n’est pas un jeu !!! Ces gamins sont pauvres, trop pauvres…

Ils ont peut-être un membre de leur famille qui travaille pour les touristes ou qui casse des cailloux pour la construction d’un nouvel hôtel mais sachant que 50 roupies par jour (70 cts) est un bon salaire dans le désert, je vous laisse imaginer ce que doit être la vie d’une famille avec toute une smala de bambins…

La nuit est tombée sur le désert du Thar, nous offrant un beau coucher de soleil. Les étoiles s’illuminent une à une, pour finir par illuminer la nuit.

Préparation de l'élu Gobi dans le désert du Thar, Rajasthan, Inde.

Préparation de l'Alu Gobi dans le désert du Thar.

Bivouac dans le désert du Thar.

 

Nous avons mangé un curry de choux et de courgettes et des chapatis. Autour du feu nous discutons avec Abdullah qui parle parfaitement bien l’anglais. Ali ne parle pas du tout la langue de Shakespeare, il reste en retrait. C’est dommage parce que nous avons envie de lui parler, il a vraiment l’air adorable. Abdullah est le chamelier, Ali le sous-fifre.

Sans prévenir, de l’ombre, sort une masse : Un bonhomme !! Il nous déballe son baluchon : bières, coca, fanta… Nous savons que les musulmans ne boivent en principe pas d’alcool mais nous proposons par politesse à nos deux amis de partager une bière avec nous. Et, ils acceptent sans hésitation. Mais quelle erreur !! On aurait dû penser à demander le prix avant. 100 roupies la bière et pas négociable !! Nous nous sentons engagés, pris au piège, deux jours de salaires, honteux… Le gars n’a pas de monnaie, allez benh donne nous en cinq !!! 10 jours de salaires !! Si j’avais pu, j’aurai fait « replay », revenir en arrière et tout effacer tellement je me sens honteuse avec nôtre portefeuille rempli de biftons de 500 roupies !!!

Ma honte se transforme en écœurement quand Abdullah nous dit de boire nôtre bière seuls, que lui doit partir au village avec les dromadaires pour les nourrir, qu’il la boira plus tard. Nous nous tournons vers Ali, lui veut la boire cette nuit… Mais bien sûr, vous nous prenez pas un peu pour deux cons ??? Nous aurions préféré vous donner un pourboire plutôt que vous offrir une bière si c’est pour la revendre !! Nous sommes dégoutés, Jérôme ne manque pas de faire remarquer que nous n’avons pas apprécié ce geste mesquin !! Nous buvons donc tous les deux nôtre bière au mauvais goût de tromperie. Abdullah s’en va. Après tout c’est de nôtre faute, nous n’aurions pas dû proposer de l’alcool à des musulmans !!!

Ali nous aide à installer nôtre lit, deux couvertures sur le sable déjà humide. Quelques mimes pour dire que c’est parfait, se souhaiter une bonne nuit et nous nous enfonçons dans nos duvets de plumes pour une nuit à la belle étoile. Mais quelles étoiles…

Coucher de soleil dans le désert du Thar, Rajasthan, Inde.

Coucher de soleil dans le désert du Thar.

28/12/2008 – Désert du Thar – Inde.

 Des nouvelles de mon pantalon, il ne va pas bien du tout !!!! Toute ma fesse droite est à l’air !!! J’ai fait une jupe avec mon écharpe, du coup je suis en train d’attraper la mort !!! Il fait trop froid, il est 7 h du mat, nous n’avons que très peu dormi, saisis pour le froid et l’humidité !!

Le petit feu du matin est appréciable, le chaï d’Ali bien accueilli par nos corps frigorifiés. Abdullah n’arrivera qu’à dix heures… nous laissant le temps d’apprécier cette matinée.

Réveil dans le désert du Thar.

 

Nous voilà repartis !! Enfin… demi-tour !!! Il nous faut deux petites heures avant de gagner le bivouac du déjeuner, au bord de la route… C’est fini, on mange, on se repose et la jeep viendra nous rechercher !! C’est un peu de l’estampe quand même !!! On nous l’a vendu comme étant un safari non touristique, à soit disant 60 kms de Jaisalmer et 20 kms de la frontière pakistanaise. Nous avons vu au moins une dizaine d’ infrastructures pour touristes, des centaines de poches plastiques, et, autour du bivouac de cette nuit Jérôme s’est retrouvé avec deux tampax usagés sous les orteils…

Nous avons fait peut-être 10 kms aller et 10 kms retour en dromadaire et sur le compteur de la jeep en arrivant à Jaisalmer, 40 km…

Le paysage était tout de même très beau dans le désert du Thar.

Un puit dans le désert du Thar, Rajasthan, Inde.

Indiennes au bord d'un puit, Rajasthan, Inde.

Chamelier et son dromadaire dans le désert du Thar.

Maison du désert. Rajasthan, Inde.

29/12/2008 – Jaisalmer – Inde.

Devant nôtre café, nous commençons nôtre bilan sur l’Inde, l’heure du départ approche, nôtre train pour Delhi est à 16 h.

Nous avons l’impression d’être passés à côté de l’Inde, la vraie, de n’avoir vu que les rouages du tourisme. L’impression d’avoir emprunté un chemin bien balisé pour touristes, menant de villes en villes, de temples en temples, de monuments en monuments, le tout dans un décor bien commerçant. Nous avons fait une ou deux rencontres désintéressées, mais uniquement dans les transports. Toutes les autres étaient soit un vendeur d’étoles de cachemire soit un cousin ou un frère d’un vendeur de bijoux !!! C’est sûr, nous sommes passés à côté !!!

Nous commençons devant nôtre café à parler pour nos prochains pays de ne pas acheter de Lonely planet ou de l’acheter et de s’interdire d’aller dans chaque coin qu’il conseille… afin d’éviter une nouvelle frustration !!!

Nous avons toute la journée à tuer !! J’ai envie de faire quelques achats mais je n’ai pas trouvé de boutiques où l’on ne m’alpague pas et où donc j’ai envie de rentrer !!

Nous errons de devantures en devantures, nous nous retrouvons en bas de la ville, perdus. Jérôme me suit et laisse mon instinct dicter le cap !!!

Je prends une grande rue à droite, me disant que si je reprends à droite et encore à droite on devrait revenir au point de départ… Ce qui me parait toujours logique… Mais non !!! Et je n’arrive toujours pas à comprendre comment on a pu se perdre comme ça !! Il n’y a plus aucune boutique, les rues sont désertes !! Nous sommes partis sans rien, pas de plan, pas d’eau, rien !! Même la boussole ne nous aide pas, c’est la première fois depuis le début du voyage que nous ne savons absolument pas où nous sommes !!! Il y a un grand escalier qui descend, je ne vois absolument pas pourquoi on descend étant donné que nous sommes censés être déjà en bas de la ville. Mais cet escalier descend, alors nous descendons. Nous arrivons dans un quartier, très coloré mais pas par les échoppes de textiles, par du linge, des saris qui sèchent au soleil. Des gens sont dehors en train de faire la lessive, de se laver ou de papoter. De nombreux gamins mais pas un qui nous demande une roupie, juste de larges sourires et des « hello ».

Nous nous arrêtons à l’intersection de deux petites ruelles et c’est là que nous faisons la rencontre de Sawar khan. Et quelle rencontre ??? Il sort visiblement de la douche, il avance vers nous en nous demandant :

« – Français ??

– Mais comment t’as deviné ???

– Ohhh, ça se voit de suite. Vous êtes perdus ??

– Oui. »

Après quelques échanges il nous indique la route mais ce regard bleu turquoise nous intrigue, nous réengageons la conversation.

Un type en voiture manque de nous écraser en voulant se garer, Sawar nous dit que c’est un brahmane (Prêtre, la plus haute des castes hindous) avec qui il a beaucoup de problèmes !!! Et c’est à partir de ce moment-là que nous comprenons à quel genre d’homme nous avons à faire.

Sawar appartient à la famille des musiciens de Jaisalmer. Comme tout musicien, il est intouchable, un hors caste. La 37ème et dernière génération de musicien du Maharaja de Jaisalmer. C’est lors de la rencontre avec Hilary Clinton, en visite au palais, que la vie de la famille prend un autre tournant. Sawar est alors âgé de 17 ans. Après l’invitation et l’aide d’Hilary pour venir jouer aux Etats-Unis, la famille s’enrichit considérablement. De plus en plus de concerts sont programmés à l’étranger.

Pour Sawar, une évidence : profiter de cette nouvelle notoriété pour changer la condition des intouchables !!

Aujourd’hui, l’association a ouvert la seule école pour intouchables de Jaisalmer, un musée sur les instruments où des cours et des concerts sont donnés gratuitement, une résidence pour artistes à l’extérieur de la ville et des locaux où des femmes transforment des emballages plastiques usagés en objets de décoration pour les vendre lors des concerts.

Depuis six ans, le nouveau combat de Sawar est l’ouverture d’un hôpital pour intouchables. Le terrain est acheté mais il est sans cesse trainé devant les tribunaux par les riverains de haute caste qui ne souhaitent pas voir se construire un tel bâtiment si impur à leurs yeux à côté de leurs maisons.

Sawar nous invite au concert de ce soir. Avec regrets nous lui disons que nous prenons le train de 16h. Il nous propose donc de nous faire visiter le musée et l’école.

Nous rentrons donc dans le musée qu’il ouvre juste pour nous. Aux murs, les instruments de ses aïeuls, des coupures de presse encadrées, un numéro spécial du magazine Géo sur le désert du Thar avec tout un article sur lui et sa troupe et les objets confectionnés par les femmes.

Nous nous installons sur un tapis et l’assommons de questions sur la vie des intouchables et sur la culture indienne. Nous lui faisons part de nôtre malaise devant cette culture tellement différente de la nôtre, devant ce système de castes encore ancré dans le pays bien qu’officiellement aboli par le Congrés depuis 1947, devant tant de corruption !!! Il répond à toutes nos questions, sans tabous, sans réserves !!!

Je lui demande pourquoi il n’est pas dans les guides touristiques, il nous répond d’un sourire blazé : « L’Office de tourisme !! Corruption. Seuls les hôtels, restaurants et infrastructures tenus par des brahmanes ou des rajputs sont dans les guides… »

Nous en apprenons en deux heures de temps bien plus qu’en 1 mois de voyage…

L’heure tourne, nous pourrions rester des heures à discuter avec Sawar, mais nous avons un train et un avion à prendre, c’est vraiment trop bête !! Nous n’avons même pas le temps de visiter l’école !!! Il nous montre juste en vitesse son temple, son trésor, sa caverne d’Ali Baba. !! Quand nous rentrons dans cette pièce, nous sommes éblouis mais ce ne sont pas des bijoux en or que nous avons devant les yeux mais des milliers de fossiles, sa passion !! Il y en a partout, bien répertoriés, classés par taille. Il en a plus de 6000 ! C’est lui-même qui les a tous trouvés dans le désert du Thar qui, il y a 160 millions d’années, était une mer qui couvrait tout le Pakistan.

Il est très difficile de quitter nôtre ami, une phrase revient sans cesse : « Mais pourquoi avons-nous croisé ton chemin si tard ??? » et lui rigole.

Avant de partir il nous dit : « -Quand vous reviendrez, venez me voir !!!

– Ne t’inquiètes pas, on y manquera pas !!! »

Nous repartons avec une toute nouvelle image de l’Inde, avec l’impression de l’avoir enfin palpée et avec le message d’espoir que j’étais venu chercher. Heureux d’avoir fait cette rencontre tardive !!! Et avec en tête, le projet de revenir et de continuer à découvrir tout le travail de cette association !!

Merci Sawar de nous avoir donné tout ce temps malgré ton emploi du temps bien chargé. Merci de nous avoir fait découvrir ton Inde et partager ton combat.

(Nous avons mis en lien la page du site web de l’Association)

 

30/12/2008. Delhi.

Décidément, c’est quand nous partons que nous faisons les plus belles rencontres !!! Après Sawar c’est toute une famille que nous avons rencontrée dans le train hier soir. Mona, Sukanta, Byasha, Chandan et leurs enfants. Une famille d’enseignants. Nous les avons rencontrés quand nous étions en train d’essayer de nous installer sur nos couchettes. Etant en liste d’attente et n’ayant pas assez de place pour donner une couchette à tout le monde, on nous fait partager chacun la couchette d’une autre personne. Pour ne pas mélanger les sexes, on nous fait partager deux couchettes avec un couple, moi avec la femme et Jérôme avec l’homme. Et c’est le même bordel sur 6 couchettes.

Visiblement, Sukanta ne souhaite pas nous voir séparés sur toute la durée du trajet. Il nous dit de nous asseoir ensemble et va parler à tours de rôle avec chaque couple séparés. Il réorganise tout le wagon pour que nous puissions chacun être avec notre paire. Un joyeux bordel qui porte ses fruits !!!

Très ouverts, nous passons une bonne partie de la soirée à discuter avec eux. Ils comprennent entièrement nôtre frustration face à un pays corrompu et pourri par le tourisme. Mais ils nous font aussi remarquer que c’est à nous de sortir des sentiers battus !!! Que nous avons choisi de visiter l’une des région les plus touristiques du pays, que nous n’avons pas vu l’Inde mais un spectacle pour touristes !!!

C’est décidé, fini les plans Lonely planet !!!

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À PROPOS : Nous avons eu la chance de réaliser ce fabuleux périple il y a plus de 10 ans. Nous sommes partis mon compagnon et moi durant une année sur les routes asiatiques sans savoir ce que le voyage allait faire de nous. Aujourd’hui, nous savons ! Des Bourgeons sur le Bitume n’aurait certainement pas éclot sans cette intense et déroutante parenthèse. Il était évident pour moi de partager cela avec vous tant cela fait parti de notre ADN.
Je ne fais qu’un copier/coller du blog que j’avais ouvert à cette occasion, sans rien changer même si des fois, je vous l’avoue, je préférerais partager ce périple avec les 10 années de recul que j’ai aujourd’hui mais ce ne serait pas la réalité. Pour le petit scoop, même si nous ne savons pas de quoi la vie est faite, nous prévoyons de remettre le couvert ! Nous sommes partis il y a 10 ans, le jour des 30 ans de Jérôme, nous partirons donc le jour de mes 40 ans ! 
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